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AFRIQUE DU SUD/DIASPORA AFRICAINE Le Roi Mthimkhulu III soutient la cause des migrants africains

A la faveur d’une conférence de presse organisée par l’African Diaspora Forum (Adf) dans ses locaux le 2 juin 2016 à Yeoville à Johannesburg en Afrique du Sud, le Roi Mthimkhulu III de Hlubi dans le Kwazulu natal (Kzn) apporte son soutien à la cause des migrants en Afrique du Sud. Ce qui constitue une première pour qui connaît la nature des relations entre les étrangers et les têtes couronnées dans le pays arc en ciel par le passé. Explication

C’est une lapalissade, les relations entre les migrants et la chefferie traditionnelle ne sont pas au beau fixe au pays de Nelson Mandela. Et c’est en cela que la déclaration du Roi Mthimkhulu III de travailler dorénavant avec la diaspora africaine pour promouvoir l’intégration des migrants africains dans son pays dérange. Au lendemain des évènements tragique de 2008…La suite, on la connaît.

Mais serein, le roi Mthimkhulu III persiste et signe qu’il veut dorénavant travailler avec les migrants. A travers un ambitieux projet qui ramener la paix, la quiétude et la sérénité dans son pays et sur le continent. « Nous sommes tous des Africains, la xénophobie, la persécution des migrants ne doivent exister ni en Afrique du Sud, ni dans aucune autre nation de notre continent. Aussi,  d’entrée de jeu, a-t-il invité l’assistance à faire preuve d’autocritique au cour de la conférence de presse organisée à son intention par l’Adf.  Car, « il est fondamental que nous pensionsprofondément à qui nous sommes, en tant qu’Africains ». D’après le roi de Hlubi, «nous descendons de grands rois et de grandes reines qui ont laissé des empreintes indélébiles sur cette terre, à jamais !

En tant que dignes fils de l’Afrique, comme l’a si bien souligné le poète sud africain Ingoapele Madingoane, «Au commencement était l’Afrique et à la fin également… ».

 Ainsi, cette rencontre de sa Majesté royale avec la diaspora africaine, vise à «reprendre notre identité, érodée chaque jour dans la pléthore du colonialisme et de l’impérialisme occidental, de  l’oppression et des tendances engendrés par toutes ses formes de pouvoir de domination».D’où la nécessité de faire une pause pour « reprendre notre identité perdue, en nous rappelons que nous sommes d’abord et avant tout des Africains et que nous devons nous unir si nous voulons aller de l’avant, évoluer… ».

Pourle roi Mthimkhului IIl, il est impératif que nous établissions cette unité. Comme monarques et autorités traditionnelles, et particulièrement en tant que roi de la nation d’Ama Hlubi, qui a des racines dans la République démocratique du congo (Rdc), l’unité de toutes les filles et fils de ce continent est la seule manière de préserver notre continent et notre héritage commun.

AMTA

(Crédip photo:babylas25)

Le Roi Mthimkhulu III raccompagné par le Président de l’Adf, Marc GBAFFOU

(Crédit photo:babylas25)

Le Roi Mthimkhulu III (en tenue d’apparat) aux côtés du Président de l’Adf lors de la conférence de presse

« C’est en cela que se justifie mon engagement et ma détermination à associer tous les monarques, toutes les personnes de bonnes volonté à ce projet qui me tient à cœur », et, que je compte piloter avec le Forum de la diaspora africaine (African Forum Diaspora (Adf)), dixit le roi MthimkhuluIII ». Cette organisation sera connue en tant qu’une association des monarques et autorités traditionnelles de l’Afrique (Amta).

À cet effet, plusieurs consultations avec tous les dépositaires de la tradition africaine sont en cours et continueront jusqu’à ce que les objectifs de départ soient atteints. A cet effet, une ébauche de constitution est produite comme document de de travail de base. Et, pendant que nous obtenons l’adhésion de plus de rois, plus de structures compétentes à bord, les contours de l’Amta commencent par se dessiner et à s’adapter aux vues des dépositaires intéressés par ce projet novateur.

 « Nous envisageons lancer Amta le 8 septembre prochain. Que Dieu bénissent l’Afrique, garde ses enfants, guide ses chefs et leur donne la paix ».

Par la voix de son président, Marc Gbaffou, l’Adf s’est félicitée de ce partenariat avec la royauté et à invité tous les migrants, tous les refugiés de la diaspora  africaine à se joindre à eux pour le triomphe de cet ambitieux projet.

Ana : une nouvelle voix pour l’Afrique

Une page importante de l’histoire africaine s’écrit au pays de Nelson Mandela. A travers la mise en service d’une agence de presse, « the Africa News Agency (Ana) »qui ambitionne dorénavant, de donner la parole à l’Afrique pour raconter ses propres histoires, informer le reste du monde, de manière beaucoup plus équilibrée et responsable. Explications.

Ladislas Prosper Agbesi, PCA Agence Africaine de Presse (ANA)

Ladislas Prosper Agbesi, PCA Agence africaine de presse (Ana)

L’initiative de Cape Town est une première en Afrique et pourrait déboucher sur un nouvel ordre de l’information. Ce qui permettrait de corriger le déséquilibre observé jusque-là dans le traitement et la diffusion des informations sur l’Afrique. Autres avantages considérables, certains prismes déformants,  clichés et apriorismes qui ont la vie dure sans pourtant rendre compte des réalités africaines dans leur complexité, dans leur diversité, seront amoindris. Et pour cause.

Donner aux Africains la possibilité d’avoir désormais voix au chapitre, «pour raconter leurs vécus quotidiens, pour informer le reste du monde de ce qui marche bien et de ce qui ne va pas chez eux… », c’est ouvrir une nouvelle ère, c’est créer de nouvelles perspectives en matière d’information. Contrairement à la pratique en vigueur jusque-là où, de puissants groupes étrangers continuent par dicter leurs lois. Et, s’apitoyer au passage sur le sort de populations qui n’intéressent qu’à cause de leur extrême pauvreté, de leur misère abjecte, de leurs difficultés, pour le montrer de façon spectaculaire au monde entier. Comme ce fut récemment le cas lors du feuilleton Ebola, récemment,  hélas !

Avec la naissance de ce bébé, le visage du paysage médiatique africain changera…

« Les Africains pourront s’exprimer désormais, avec beaucoup d’autorité, de crédibilité et de responsabilité sur des sujets qui les concernent », à en croire Ladislas Prosper Agbesi, le président du Conseil d’administration de l’Ana. Mais pour en arriver là il aurait fallu mobiliser 11 milliards de dollars soit près de 20 milliards de francs Cfa dans une première opération de levée de fonds.

Par le passé, l’Agence sud-africaine de presse (Sapa) avait brillé par la vétusté de son équipement, l’obsolescence du matériel et la démotivation d’un personnel. Et c’est en cela que la nouvelle de la cessation d’activité de la Sapa le 31 mars 2015 prochain, est sans surprise pour tout observateur averti du pays arc-en-ciel.

Pour le président de l’Ana, Ladislas Prosper Agbesi, «cette opération constitue une première en ce sens que «les nouvelles provenant de l’Afrique sont dans la demande croissante d’informations globales et nous espérons tirer profit de cela ».
Quant à Chris Borain, cadre supérieur d’Ana, il estime que, c’est une occasion fantastique pour les Africains de donner des informations plutôt que d’en recevoir par des non-Africains avec des distorsions évidentes. Dorénavant, au lieu d’être abreuvés par des récits faits par des étrangers, nous raconterons notre histoire. »
Convaincu que, la mise en service de l’Ana offre aux Africains la possibilité de prendre leur place parmi les principales voix sur le continent dans un monde de plus en plus interconnecté, le président de l’Ana pense qu’avec la naissance de ce nouveau bébé, le visage du paysage médiatique africain changera.

L’Ana dont les activités ont officiellement démarré le 1er mars 2015, sera présente dans 15 pays africains avant juillet 2015. Ainsi, «pour la première fois nous disséminerons des nouvelles au sujet de notre continent de notre propre voix, interprétant nos propres informations pour le monde entier », dixit Ladislas Prosper Agbesi .

Quant à Borain, convaincu qu’au bout de la vieille que se tire la nouvelle, il compte tirer le meilleur parti «du service de qualité jamais égalé de la Sapa qui a su couvrir les quatre coins de l’Afrique du Sud en son temps et  l’expérience, le savoir-faire du personnel. Ce qui n’empêchera pas de recruter,  une équipe éditoriale expérimentée pour les besoins de la cause.

MONDIAL 2014/Carton rouge à la Société béninoise d’énergie électrique

(Crédit: Photo google images)

carton rouge à la Sbee

Les amateurs du football de passage ou vivant au #Bénin,  sont mécontents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour ses coupures d’électricité intempestives au moment même où, la grande messe du football, la Coupe du monde 2014 (#Cdm2014) se déroule au #Brésil.

Depuis quelque temps, il ne se passe de jour sans coupure d’électricité au #Bénin. A telle enseigne que, ce dysfonctionnement dans la fourniture de l’énergie électrique, est entrés dans les habitudes, se substituant à la norme.  Ce qui ne manque pas de perturber le cours normal de la retransmission des matchs du #Mondial 2014. Surtout que ces coupures d’électricité durent parfois plusieurs heures. Privant de nombreuses personnes, de la retransmission de la coupe du monde.

Pour la petite histoire, pour suivre certaines rencontres des huitièmes de finale comme #France-#Nigeria, #Algérie-Allemagne et #Argentine-Suisse, j’ai dû sortir de chez moi et parcourir des kilomètres pour dénicher un bar possédant un groupe électrogène et un écran géant où vous avez l’obligation de consommer une plusieurs bouteilles de bière pour avoir droit au spectacle, faute d’électricité. Un luxe que beaucoup ne peuvent se permettre par ces temps de morosité économique, hélas !

Quand on sait que pour résorber son déficit énergétique, le #Bénin lorgne les énergies renouvelables. A travers l’arrimage au Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Programme ayant pour vocation de réduire d’ici 2017, le déficit énergétique dans les pays membres de l’institution panafricaine, grâce aux énergies renouvelables, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, loin s’en faut !

Encore que le gouvernement est à la recherche de 3.000 milliards de francs Cfa (environ 4.573.483 Euros) pour relancer l’économie nationale. Espérons que la fourniture de l’énergie électrique ne connaîtra pas d’interruption au cours des prochaines rencontres du #Mondial pour permettre enfin aux nombreux fans et inconditionnels du ballon rond de donner libre cours à leur commune passion. En suivant toutes les péripéties de cet événement qui n’arrive que tous les quatre ans.

LIBERTE DE LA PRESSE AU BENIN: Le raz le bol des journalistes en formation

Pendant que la communauté internationale commémore ce jour la journée internationale de la liberté de la presse, les journalistes en formation à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) du Bénin poussent un cri de désespoir et expriment leur amertume. Face aux conditions difficiles dans lesquelles se déroulent leur formation. 

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La liberté de la presse entravée

Le 12 mai 2013, le Président de la République, le Dr Boni Yayi recevait à son cabinet, une délégation du bureau exécutif de l’Association des journalistes formés et en cours de formation à l’Enam-Uac (Rjeb). Le Pr. François Abiola, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr. Maxime da Cruz, vice-recteur, chargé des affaires académiques de l’Université d’Abomey-Calavi(Uac), le Pr. Nicaise Mede, Directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) et M.Pelu Diogo, Coordonnateur technique de la filière journalisme à l’Enam, ont également pris part à cette rencontre, de sources dignes de foi.

Dans le désir de s’enquérir des difficultés qui minent la formation des journalistes à l’Enam dans l’optique d’une recherche de solutions appropriées, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) serait à l’origine de cette démarche. Pendant 45 minutes environs, toutes les parties prenantes de ce dossier sensible ont pris la parole pour exprimer de vive voix leurs préoccupation au Chef de l’Etat qui a demandé au ministre François Abiola et à l’équipe rectorale ‘’de tout mettre en œuvre pour que cette formation s’achève en toute quiétude et dans les délais’’

(Crédit photo: google images)

Des dysfonctionnements de la liberté de la presse sont encore légion sous nos cieux

 A cet effet, le Président Boni Yayi aurait exhorté le Ministre de l’enseignement supérieur de faire examiner et adopter en conseil des ministres le mercredi suivant l’audience, une communication relative au financement complémentaire devant conduire à terme cette formation à l’Enam. Toujours à l’endroit du même Ministre, il a été demandé de voir avec son collègue de l’économie et des finances, M. Jonas Aliou Gbian, la mise à disposition de l’Uac d’une enveloppe financière de 130 millions de francs Cfa, pour mener à bien cette formation de journalistes au Bénin

Seulement voilà, malgré les instructions du Chef de l’Etat, c’est un mois plus tard en juin 2013 que le conseil des ministres va adopter la communication relative au budget complémentaire devant permettre le financement de la suite de la formation. L’appel de fonds a été fait par le ministre Abiola en octobre 2013, soit, six mois après les instructions du Chef de l’Etat. Dans le souci d’aider à accélérer le processus de décaissement et vue le risque que courait la filière, faute de moyens financiers, des correspondances ont été adressées à qui de droit par les apprenants en son temps. Sans suite. Hélas !

 Le Ministres de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et son homologue de l’Economie et des Finances ont été également sollicités par les journalistes en formation pour faire avancer ce dossier, en vain.

Depuis six mois, la 2ème promotion des journalistes attend la programmation de leur soutenance de fin de formation. Quant à la 3ème promotion elle se trouve à la maison depuis bientôt trois mois, espérant une programmation de cours pratiques devant mettre un terme à leur formation à l’Enam.

En ce jour de la commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse dans le monde entier, la situation des journalistes en formation à l’Enam-Uac du Bénin est sombre et interpelle le gouvernement à bien des égards. Et pour cause.

Quand on sait que, depuis deux ans, les Enseignants et les différents prestataires de services intervenant au niveau de cette filière à l’Enam n’ont pas été payés, il faut s’intéresser sur les motivations qui sous-tendent la mise en place de cette structure de formation de journalistes par les autorités béninoises. D’autant que la liste des créanciers est longue et  les maisons de production et chaînes de télévisions qui assurent l’encadrement pratique des journalistes ont leurs factures impayées jusque-là.

Nonobstant les recommandations des deuxièmes états généraux de la presse en février 2014 relatives au financement complémentaire pour l’achèvement de cette formation à l’Enam et les instructions fermes du Président de la République, la situation est restée inchangée.

Le Bureau exécutif de la Rencontre des Journalistes énarques du Bénin (Rjeb) prendre l’opinion publique à témoin de la situation et en appellent à aux autorités nationales à faire preuve de plus de responsabilité, plus d’humanisme dans la gestion de cette situation pénible.

Des journalistes de la liberté sacrifiés sur l’autel de la lucidité

Je me permettrai de paraphraser Victor Hugo : ceux qui sont morts pour leur profession ont droit qu’à leur cercueil, la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms, leur nom est le plus beau…

Oui, Gislaine et Claude sont morts pour leur métier ; ils sont morts pour les valeurs du journalisme ; ils sont morts aussi, et ce n’est pas négligeable, pour leur passion pour l’Afrique.

Fauchés par l’obscurantisme des forces imbéciles qui donnent encore du crédit à la violence et à la haine comme autant de solutions possibles. FRANCE-MALI-KIDNAPPING-MEDIA-COMBOJe m’incline devant leur mémoire comme l’ont fait avant moi beaucoup d’internautes, beaucoup d’auditeurs et beaucoup d’Africains.

Je veux dire à ceux qui les ont aimés, à leurs parents, à leurs amis, qu’ils ne sont pas morts pour rien ; leur disparition tragique ouvre davantage les yeux du monde sur les plaies de notre temps. « Il faut que notre sang s’allume, dit Kheteb Yacine ; que nous prenions feu, que les yeux du monde s’ouvre non pas sur nos dépouilles, mais sur les plaies des survivants… Car, des survivants, il en reste au Nord Mali ; les survivants de l’intolérance, les survivants de la peur, les survivants du sang et du silence.

Paix à ton âme, Ghislaine !

Paix à ton âme, Claude !

Qu’il me soit cependant permis de dire ici que ce qui est arrivé est la résultante d’une faute du gouvernement français ; on ne s’explique pas qu’aux premières heures de la libération  du nord Mali, l’opération Serval ait en quelque sorte concédé aux Touaregs du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) que l’armée malienne ne puisse pas pénétrer à Kidal. Sans l’écrire de façon formelle, la France a permis au MNLA et à toutes les forces satellitaires de cette entité absconse d’établir leur ordre à Kidal en comptant sur la mise à l’écart de l’armée malienne, sur la réduction au silence et en inaction de la MINUSMA (les forces de l’Onu) et enfin, absurdité suprême, sur l’éloignement géographique des troupes SERVAL qui au fond, se cantonnaient aux portes de Kidal.

Quel arrangement a pu prévaloir à une telle absurdité ? La conséquence est que les forces qui ont agi samedi sur les journalistes de Radio France internationale (Rfi) ont compté sur cette géographie de la bêtise pour perpétrer un double crime auquel elles savaient qu’au moins temporairement, elles échapperaient.

Mais qui a tué ? Les jihadjistes  d’AQMI ou du MUJAO (Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest) ? L’absence de revendication jusqu’à ce jour semble infirmer cette hypothèse sans parler du modus operandi qui tient généralement de la prise d’otages à des fins de rançon. Il eût été assez inconséquent que d’une main on libère et que de l’autre on tue, sachant la possibilité ouverte depuis, de prendre des otages et de se faire payer une rançon.

Des rebelles du MNLA hostiles à l’état malien et opposé aux accords de paix ? Tout à fait possible, et cela me paraît l’une des pistes les plus plausibles.

Mais l’hypothèse que des factions Touaregs favorables aux accords de paix et ne comprenant pas le statut particulier accordé à Kidal est tout à fait envisageable. Elles auraient alors commis ce crime pour contraindre la France à changer de posture et à amorcer un virage radical dans l’approche de la problématique Kidal. Approche qui jusqu’ici a été menée dans l’ignorance de la mentalité Touareg et des problématiques diverses qui s’y déployaient depuis plus de quarante ans.

Demain, Kidal ne sera plus ce qu’il est. Constat terrible qui aura nécessité le sang de Ghislaine et de Claude… Des journalistes de la liberté sacrifiés sur l’autel de la lucidité…

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Les blogueurs, nouveaux hérauts de la liberté d’expression

Les blogs passionnent, interpellent, dérangent, inquiètent. Certains les méprisent, pendant que d’autres les adulent, les considérant à tort où à raison comme émanant de prophètes d’une nouvelle révolution : celle de l’information. Une chose est sûre, les blogs ne laissent plus indifférent. Loin s’en faut ! Mais entre diabolisation et adoration, que penser de ce phénomène qui transforme le paysage médiatique de pays aussi différents que les Etats-Unis, la Chine ou l’Iran ou beaucoup plus modestement le Bénin…

(Crédit photo: RFI/Mondoblog)

Les Mondoblogueurs (Crédit photo:RFI/MONDOBLOG)

Nous ne disposons pas encore de tous les éléments pour résoudre définitivement cette équation. Tant il est vrai, que nous sommes lecteurs de presse, auditeurs et téléspectateurs depuis des décennies. Sans en être conscients pour autant. A preuve nous disposons de grilles de lecture nous permettant de faire la part des choses, de différencier, à la première vue, à la première lecture, à la première écoute, un commentaire d’une information, un journal «people» d’un magazine sérieux, un programme de divertissement d’un documentaire…Sans pour autant être des professionnels chevronnés, des spécialiste de l’information, de la communication. Seulement voilà, en matière de blog nous sommes désarmés. Ne disposant pas des mêmes facilités, n’ayant véritablement pas des outils adéquats pour une analyse, un décryptage digne de ce nom. Sommes-nous désorientés par la nouveauté du phénomène, l’avènement des blogs ne datant pas de si longtemps? C’est de l’ordre des possibles. Mais il n’en demeure pas moins que cette approche soit très réductrice quand on sait que tous, ces «blocs-notes en ligne » sont encore plus hétéroclites que la presse conventionnelle qui nous paraît si familière pourtant.

Dans ces conditions, difficile donc pour l’internaute lambda de faire le tri entre les publications d’information, les tribunes personnelles, les vraies enquêtes et les témoignages bidon rencontrés sur Internet. Difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Encore que certains blogueurs développent peu à peu leurs propres standards éthiques, pour renforcer leur crédibilité et gagner la confiance de leur lectorat. D’autres, se prenant pour des abstracteurs de quintessence en puissance, ont une logique qu’ils sont les seuls à maîtriser. Ce qui n’arrange pas l’affaire des pauvres internautes face ces « gourous du numérique ».

Crédit photos: archives Baba Mahamat

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 Le blog, outil formidable pour la liberté d’expression

Comparaison n’est pas raison dit-on souvent, les fausses informations, les insultes, les injures et autres calomnies fleuriront toujours sur le Net. Le blog donnant à chacun, quelles que soient sa formation ou ses compétences techniques, la possibilité de devenir éditeur. . . Ce qui est extraordinaire au regard de l’ordre établi par les médias conventionnels. Mais le hic, c’est que cette liberté ne va pas sans risques et les blogs sans intérêt, voire nauséabonds, vont se développer au même rythme que les publications de qualité. Hélas !

Toutefois, reconnaissons que les blogs constituent un formidable outil pour la liberté d’expression. Ils ont délié les langues des citoyens ordinaires. Ceux qui jusqu’à présent n’étaient que des consommateurs d’information sont devenus les acteurs d’une nouvelle forme de journalisme, un journalisme « à la racine » selon les termes de Dan Gillmor (Grassroots journalism), c’est-à-dire fait « par le peuple et pour le peuple».

Certes, certaines communautés, certaines plateformes à l’instar de RFI/Mondoblog offrent des conseils, des outils et des astuces techniques à travers des tutoriels pour lancer et animer dans de bonnes conditions son blog à ses membres. Ce qui oblige à une certaine qualité au niveau de la plateforme et crée la saine émulation. A toutes fins utiles, Mondoblog est une plateforme qui regroupe des blogueurs francophones sélectionnés par un concours initié par l’Atelier des Médias, la web émission participative de Radio France Internationale (Rfi). A ce jour Mondoàblog compte 350 blogueurs et «combine un média avec un projet de formation international pour favoriser l’émergence d’une blogosphère internationale et dynamique. L’enjeu étant de contribuer au développement d’un contenu francophone de qualité sur Internet », comme c’est précisé sur la charte des blogueurs de cet espace convivial et professionnel. Pour émerger du lot, le blogueur, doit faire preuve d’originalité et de créativité, pour border souvent dans ses billets des angles ou des informations délaissées par les médias conventionnels.

Dans certains pays, la principale préoccupation des blogueurs est de rester en liberté. Pendant que dans d’autres, ils cherchent à asseoir leur crédibilité et à s’imposer comme une source fiable d’information. Encore que tous ne sont pas logés à la même enseigne et moins encore confrontés aux mêmes difficultés, même si à leur façon, ils sont aujourd’hui en première ligne du combat pour la liberté d’expression.

mondoblog dakar 2013

Mondoblog une expérience qui force l’admiration

Les blogueurs de la plateforme Mondoblog de l’Atelier des médias de Radio France Internationale (Rfi) gagneraient à se fixer de nouveaux objectifs, de nouveaux défis pour viabiliser et pérenniser une expérience qui édifie et se bonifie à chaque saison tel un bon vin. En réfléchissant par exemple sur les conditions de bloguer dans nos contrées déshéritées du Sud en dehors des avatars d’une connexion Internet, il faut intégrer la donne du blogueur manquant parfois du « minimum social commun » comme on le dit chez moi au Bénin pour recharger sa clé de connexion ou se rendre dans un cybercafé pour négocier quelques heures de connexion à crédit avec force sourire afin de pouvoir mettre son billet en ligne. Cela interpelle et nous devons réfléchir à des innovations majeures, à des valeurs ajoutées pour faciliter la tâche aux amoureux et passionnés de ces nouveaux médias. Car,en Afrique, bloguer ne nourrit pas encore son homme. Et il va falloir faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et de ruse pour exister en tant que blogueur dans nos pays démunis. Et pourquoi pas, prospérer.

 

(Crédit photo: Cnfc)
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BENIN /TIC / La société civile en guerre contre la cybercriminalité

Des juristes, officiers de police judiciaire, professionnels des Technologies de l’information et de la communication (Tic), de l’Internet, des journalistes, des chefs d’entreprises ainsi que des cadres de l’administration publique et privée sont en concertation depuis trois jours au Campus numérique de la Francophonie à Cotonou au Bénin pour réfléchir sur les voies et moyens pour lutter contre la cybercriminalité.

(Crédit photo: Cnfc)

Le Directeur du Campus numérique de Cotonou, le Dr. Abdoulaye Salifou échangeant avec les participants

 Dans son mot de bienvenue, le directeur du Campus numérique de l’Agence universitaire de la Francophonie au Bénin, le Dr. Abdoulaye Salifou, «face aux incessants bouleversements qu’enregistre le nouveau siècle  à propos des actes de cybercriminalités, s’interroge  sur l’avenir de ce monde ». A cause des actes de cybercriminalité, des forfaits des cyber délinquants depuis les cybercafés béninois en passant par l’Élysée dont le site Internet a été attaqué en 2012, le vol de  45 millions de dollars  aux banques américaines et des Emirats Arabes-Unis, nonobstant les révélations sur les pratiques douteuses de l’Agence de sécurité des Etats-Unis, alimentées par Edward Snowden, ancien consultant américain  en sécurité informatique, la preuve est faite  à profusion, que ni les Etats, ni les entreprises, ni les administrations et encore moins les individus ne sont  à l’abri des cybercriminels ». Et pour cause.

Pour le Dr. Abdoulaye Salifou, « les intrusion frauduleuse dans les systèmes de traitement automatisées des données, les usurpations d’identité, les utilisations frauduleuses de cartes de paiement, constituent des atteintes à la vie privée, de l’escroquerie «à la nigériane », aujourd’hui légion dans nos sociétés modernes ». Hélas ! Eu égard à l’ampleur du phénomène : comptes en banque pillés et autres délits, les experts sont unanimes pour reconnaître que de nos jours, « nous avons plus de chance d’être victimes d’un délit digital ».

Pour la petite histoire, l’observatoire de la sécurité des cartes bancaires évalue le préjudice à plus de 413 millions d’Euros en 2011 en France, soit plus de 12 % par rapport à l’année 2010. Ces statistiques sont à rapprocher avec les résultats de l’enquête Cadre de vie et sécurité INSEE-ONDRP selon laquelle plus de 2% des ménages français ont déclaré avoir été victimes d’au moins un débit frauduleux sur leur compte bancaire en 2011, soit 650 000 ménages.

(Crédit photo: Cnfc)

Le présidium à l’ouverture de l’atelier

De manière générale, dans le monde en 2011, les coûts induits directement par la cybercriminalité, ciblant majoritairement les particuliers, s’élèvent à 110 milliards de dollars (87,5 milliards d’Euros) selon une étude de la Norton Cyber crime des Etats-Unis. Les Tic, comme la langue d’Esope peuvent  être la meilleure et la pire des choses comme l’avait souligné à juste titre Son Excellence le Président Abdou Diouf, Secrétaire général  de la Francophonie le 20 mars  2008.

« Mal utilisées, confisquées, verrouillées par certains en particulier, les cybercriminels, les Tic peuvent devenir instrument d’asservissement des peuples et de contrôle des individus, générer de l’insécurité et de la criminalité, accroître la présence des plus forts, creuser le fossé numérique. Par contre, bien utilisées, et largement diffusées, elles peuvent au contraire servir à démocratiser l’exercice du pouvoir, faciliter l’accès à l’information scientifique et technique, améliorer la transparence des institutions, promouvoir la diversité des cultures, réduire la distance entre les individus et  accroître la solidarité entre les nations », dixit le Dr. Abdoulaye Salifou.

 Cas du Bénin

A en croire le directeur du campus de l’Auf au Bénin, « la cybercriminalité dans l’notre pays se caractérise essentiellement par des escroqueries qui sont commises par des internautes à partir des cybercafés. Les artifices et les supercheries utilisées par les cyber délinquants sont connues : promesse de véhicules de luxe, d’objets d’arts précieux, des espaces publics, des monuments historiques, de belles créatures majeures et mineures et naturellement de fortes sommes d’argent et j’en passe. Évidemment, les partisans de gains faciles et rapides tombent dans ces arnaques et pièges cybernétiques. La plupart de ces cyber délinquants, opèrent en réseau avec des complices en Afrique, en Amérique du Sud et du Nord, en Asie et en Europe.

Jusqu’à une époque récente, la police et la gendarmerie béninoises sont restées impuissantes faute de législation et de formation appropriées.  La loi N° 2011 – 20 du 12 octobre 2011 portant « Lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin », a semblé apporter une lueur d’espoir, sans fondamentalement constituée une véritable solution législative à la cybercriminalité au Bénin. Au cours du présent séminaire de formation, les conférenciers consacreront une partie de leurs interventions au chapitre 5 de cette loi de 2011 qui traite des infractions cybernétiques, informatiques et de leur répression en République du Bénin.

 Pour le ministre béninois de la Communication et des Technologies de l’information et de la communication, Komi Kouché, en tant que « nouveau fléau des temps modernes auquel s’adonnent les jeunes, la Cybercriminalité a besoin de riposte appropriée pour faire face aux risques et aux dangers de l’économie de la connaissance, qui sont directement liés à l’utilisation frauduleuse des Tic ». Car, «l’Internet et les Tic ont multiplié les possibilités de commettre des infractions économiques telles que la fraude, notamment l’escroquerie aux moyens de paiement, l’atteinte à la vie priée, le vol des ressources numériques. Les actifs gérés par des systèmes informatiques sont devenus des cibles de manipulations au même titre que les formes traditionnelles de propriété».

 Une approche novatrice

Animé par le Dr. Abdoulaye Salifou, spécialiste en Communication et en Droit des Tic, Directeur du Campus numérique de l’Agence universitaire de la Francophonie au Bénin, Chef de projets au bureau régional Afrique de l’Ouest de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) à Dakar au Sénégal, entouré pour la circonstance du Dr. Arnaud Houedjissin, Enseignant-chercheur en Droit pénal à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et du Dr. Léon Josse, Enseignant-chercheur en Théorie du droit à la Faculté de droit et des sciences politiques, de l’Uac, cet atelier considère la cybercriminalité comme de nouvelles menaces pour la vie privée, les entreprises, les banques et les administrations privées et publiques. Aussi cherche -t’il à mieux outiller les membres de la société civile et toutes les parties prenantes à y faire face efficacement.

Du 17 au 19 septembre 2013, les participants ont pu réellement faire le point sur le droit encadrant la fraude informatique et les mécanismes de lutte contre la cybercriminalité.

En passant en revue la jurisprudence et l’actualité législative africaine et européenne sur la question. De manière à disposer au terme du séminaire, des repères nécessaires pour évaluer, anticiper la fraude informatique au Bénin et dans le monde.

Selon le Dr. Abdoulaye Salifou, pour protéger sa vie privée sur Internet, il faut connaître les mécanismes juridiques de lutte contre la cybercriminalité, se familiariser avec un large éventail d’infractions aux systèmes de traitement automatisé des données. Et pour cause. Au plan méthodologique, le programme du séminaire s’est appuyé pour une large part, sur des présentations méthodiques de cas pratiques illustrés de jurisprudences, dans une ambiance conviviale qui fait la part belle au débat et aux échanges entre participants. Ne dit-on pas souvent que c’est de la confrontation des idées que jaillit la lumière…

(Crédit photo: RFI/Mondoblog)
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JOURNÉE MONDIALE DU BLOG / Regards croisés sur le blogging

Le 31 août 2013 marque la Journée Mondiale du blog. Depuis quelques années, des personnes de toutes les sphères font appel à ce moyen de communication, devenu incontournable pour échanger, dialoguer, présenter leurs produits, … Les Mondoblogueurs ont décidé d’immortaliser cette journée de la manière la plus simple possible : répondre à la question suivante : que représente le blogging pour eux ? Ce billet qui a vu la contribution de plus d’une dizaine de Mondoblogueurs,  donne les points de vue de ceux qui ont participé à l’édition de cet article.

Crédit photos: archives Baba Mahamat

Blog

1-Limone, Tunisie

Dernièrement, j’entendais un étudiant de l’école nationale de journalisme de Tunis s’insurger de l’inutilité du blog après la révolution. Un futur journaliste contre le blogging. Contre la diversité des points de vue rendue possible par Internet et la levée de la censure. Le blogging pour moi, c’est le bouleversement du schéma traditionnel de l’information, la fin du monopole des médias, la possibilité donnée à chaque citoyen d’avoir son mot à dire dans l’espace public.

 2-Salma Amadore, Cameroun

Le blogging pour moi représente une activité qui me permet d’exercer le journalisme que j’ai toujours voulu, celui qui part des faits et des expériences des gens pour parler d’un sujet. Tenir un blog me permets de m’exprimer comme je veux, sans trop de sévérité. Pour moi qui a l’expérience des rédactions, j’ai été très frustrée des fois de devoir réécrire ou mettre aux oubliettes un article à cause « de la ligne éditoriale » du journal. En bloguant, je suis libre, je suis moi, je suis l’autre qui me lis et veut aussi me dire sa part de réalité. Loin de la routine des autres canaux d’information qui nous plongent dans la routine avec des mêmes personnalités, les mêmes stars, le blog est proche de l’homme ordinaire, c’est l’homme ordinaire qui est au centre du blog, celui qui veut s’exprimer et ne le peut pas dans les chaines officielles, trouve dans le blogging, le moyen de s’exprimer, d’échanger et de s’enrichir de nouvelles connaissances.

3-Baba Mahamat, Centrafrique

Il ne fait aucun doute, le blogging à inévitablement changé la face du monde. Le blogging est devenu une forme d’expression très prisée par des personnes et structures dans divers domaines. Il permet d’échanger avec les lecteurs qui sont participent à son animation. Il y a dans le blogging, l’esprit de mettre les lecteurs au centre en interagissant avec eux grâce à des commentaires autres formes de partage. Ce qui le rend différent du média traditionnel est le fait que n’importe qui peut tenir un blog et ce, sans une formation préalable contrairement au journalisme par exemple. Une manière de communiquer est née grâce au blog, le journalisme citoyen. En Centrafrique où les événements ont comlètement  bouleversé la vie de paisibles citoyens, bloguer me permet de brosser la situation extrêmement difficile que vivent mes citoyens et en profiter pour dénoncer une tragédie oubliée par la communauté internationale, qui aurait pu être évité si l’intérêt du peuple était au centre des préoccupations au détriment des considérations personnelles.

4-Josiane Kouagheu, Cameroun

Bloguer pour moi, c’est tout simplement être moi. Ecrire pour dénoncer et interpeller, sans mensonge et sans maquillage.

5-Osman Jérôme, Haïti

Sans trop de crânerie, je dirais que, le blogging est pour moi, ce que la raison est pour le philosophe. Car cela me permet de pénétrer  la profondeur de la réalité quotidienne de mon paysRéalité que j’essaie de parler sur mes blogs avec un ton un peu différent des médias classiques.

Depuis le jour que j’ai commencé à bloguer pour de vrai, je ressens  que, quelque chose a changé en moi en tant que citoyen. Après plus de deux ans de d’activité, désormais, je me sens plus engagé, plus concerné dans la lutte de la nouvelle Haïti, dont je suis un fanatique.

6-Mylène Colmar, Guadeloupe

Lancer un blog, écrire un billet, puis un autre, et encore un autre, en veillant à se renouveler, à livrer des informations (de son point de vue) intéressantes, à garder un œil critique. Animer un blog, lire les commentaires des lecteurs, se réjouir des compliments, répondre aux questions, défendre son point de vue et faire entendre sa voix. Tenir un blog, avec difficulté, parfois, avec plaisir, souvent, avec sincérité, toujours.

(Crédit photo: RFI/Mondoblog)

Photo (Crédit : Mondoblog)

7-Pascaline, France

« Deux ans. Voilà deux ans que j’écris et que le blogging à pris une place de plus en plus importante dans ma vie. C’était d’abord une distraction, un moyen pour moi de prolonger mes écrits universitaires d’une manière beaucoup plus ludique, en racontant et en vivant de belles sorties culturelles. Puis, c’est aussi devenu un moyen de compter ma vision du monde, mes voyages, mes passions tout en réfléchissant au regard que je portais dessus, en le déconstruisant. Aujourd’hui, c’est devenu un biais indispensable par lequel je développe ma pensée, mes idées, en les confrontant aux lecteurs. Leurs réactions me font avancer, réfléchir, remettre en question dans mon écriture mais aussi dans cette vision du monde. Indispensable donc, pour demeurer une « femme qui interroge ». »

8-Aurore, Allemagne

Le blogging ou la valise 2.0.

Bloguer, c’est plier, empiler et ordonner au fond d’une valise virtuelle et planétaire des souvenirs, des avis, des incertitudes, des débats, des rencontres, des tous et des riens, des pleins et des vides, du futile, du sérieux, des histoires, de la poésie, des coups de gueule, des coups de joie, des injustices, des dénonciations, des déceptions, des messes basses, des combats, des confidences, des incertitudes, des Révolutions…

 

9-  Babylas Serge de Souza, Bénin

Blogueur par passion

C’est à la faveur d’un stage en médias et démocratie à Copenhague au Danemark en octobre-novembre 2010 que je me suis essayé au blogging. Ma passion pour le web journalisme me  permettra plus tard d’intégrer la deuxième édition de Mondoblog où, grâce à un encadrement judicieux, j’ai pu véritablement apprendre le b, a, ba, les contraintes et les exigences du blogging et de la publication en ligne.

Après la formation MondoblogDakar 2013, je revisite régulièrement mes connaissances à l’aune des innovations majeures, des mutations et des nouveaux développements du secteur médiatique, au jour le jour en tant que blogueur, après 23 années d’expériences comme professionnel des médias.

Aussi, pour moi, le blogging est une manière d’être, une forme d’expression parmi tant d’autres et pourquoi pas, un formidable espace d’échange, de partage…

10-Ladji Sirabada, Côte d’Ivoire

Mon blog, mes amis, le monde, la chaleur…

Parce que je blogue, j’appartiens à une communauté qui écrit et qui crie, qui saupoudre et qui fustige; une communauté qui arrange et souvent dérange, qui chante tout en interpellant, qui enseigne et renseigne, qui appelle et interpelle, qui éduque, distrait, et s’occupe…

Parce que je blogue, je convoque bon gré, mal gré une communauté qui se renseigne ou enseigne, qui partage ou s’enferme, qui se satisfait ou se plaint de, qui encourage ou insulte, qui consomme sans ou avec modération, qui dit merci ou merde, qui félicite ou blâme…

D’un coté ou d’un autre, en bloguant, je me mets à la croisée de plusieurs chemins. Chemins de confrères. Chemins de lecteurs. En bloguant, je partage mon monde ou ce qu’il y a à partager pour ne point me sentir seul.

Mon histoire du blog, commence avec la neige. Le blanc qui tombe et qui plonge le noir dans le lointain souvenir de la chaleur des terres ancestrales  et des miens.

En tombant, en m’enfermant dans un univers que je qualifiais  »aussi d’exotique », le blanc, m’a offert des pages blanches à remplir, m’invitant à me soustraire de la solitude, du dépaysement, d’un monde dans lequel, je me suis retrouvé, par concours de circonstance divine.

Mon blog fut, mon bois de chauffe. Il fut la vitrine de présentation de mon nouveau monde…
A chacun, je souhaite une expérience de blogging…pour un monde plus ouvert, sans barrière et avec beaucoup de chaleur…

Je bloggue; bloguons donc, puisque c’est la ten-dance.

11-Nelson Deshomme, Haïti

C’est une phrase magique qui a ouvert mes yeux sur le monde du blogging: « La beauté de l’internet c’est qu’on apprend en marchant ». Et dépuis lors, je fais de ce slogan ma principale source de motivation. En effet, le blogging est pour moi un centre d’apprentissage. Il m’est aussi un moyen de peaufiner mon écriture, et surtout d’apporter ma contribution dans la présentation d’une autre Haïti aux yeux du monde. Dorénavant, un blog est un instrument de communication où chacun peut placer son mot sur le dévenir de notre planète. Maintenant avec un blog, n’importe qui peut marquer d’une autre manière et de façon indélébile son passage dans ce monde.

12. Berliniquais, Martinique 

Pour moi, le blogging, c’est ma deuxième grande passion. Comme chacun sait, ce que j’adore par-dessus tout, c’est de chanter sous la douche. Mais malheureusement, quand je chante sous la douche, il n’y a personne pour m’écouter. C’est triste à mourir. En revanche, lorsque j’écris dans mon blog, le monde entier peut lire mes humeurs. Donc pour moi, écrire un blog, c’est un peu comme chanter sous la douche devant un large public ébahi d’admiration. Quel bonheur!

13-Boubacar Sangaré, Mali

Parlons du blogging mais pas pour y consacrer un billet qui appelle, comme chacun le sait, chaque fois un sérieux et une application énormes. Il est tout simplement question de livrer son point de vue sur ce phénomène dont la fièvre a saisi le monde, singulièrement dans sa composante jeune.

Alors, c’est un avis très personnel que je vais livrer. Quand on me parle du blogging, je ne peux pas ne pas penser à dire que, dans un monde qui se débat dans l’entonnoir des crises politiques, économiques voire sociales, tenir un blog ne peut qu’offrir une possibilité de calmer la soif de s’exprimer qu’éprouvent des millions de femmes et d’hommes repartis dans tous les pays. Et surtout à un moment où les idées sont l’arme privilégiée dans la « guerre des places » qui oppose d’abord les grandes puissances, et accessoirement toutes les nations. Ainsi, le blog, en tant que site personnel, donne l’opportunité de prendre part à ce concert des idées qui animent le monde.

Pour le petit et modeste journaliste que je suis, qui tient un blog depuis bientôt une année, le blogging a été un espace où il défend ses convictions, sa position sur un sujet qui fait ou non la Une de l’actualité locale ou d’ailleurs. Et ce qui a le plus éveillé mon intérêt pour cette activité, c’est le droit à la subjectivité dont jouit le blogueur. Le droit de dire son ressenti du moment et ses impressions propres. Ecrire à la première personne du singulier (je) une analyse dans laquelle se retrouveront beaucoup de lecteurs, me parait plus responsable  que l’emploi du « Nous » que le journalisme trouve objectif, mais qui me semble manquer de sérieux. C’est aussi indiquer que le blogging est un espace, aussi grand que le rêve. C’est, bref, un déversoir !

 

 

 

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CENTRAFRIQUE/SOCIETE/Parcours atypique d’une Première dame

A trente six ans, la providence l’amènera des modestes habitations des banlieues de Cotonou aux lambris dorés du palais présidentiel de Bangui. Au détour d’un parcours éprouvant où Chantal Vinadou Tohouégnon Djotodia a dû se battre comme un beau diable contre l’adversité, le destin dans l’ombre de Michel, avant de goûter in fine aux délices de la vie après sa consécration comme Première dame. Explication.

De Cotonou à Yaoundé, en passant par Ouagadougou, les premières dames s’appellent Chantal. Et ce n’est une compatriote de condition modeste, qui vient d’être propulsée au devant de la scène, en tant qu’épouse de Michel Djotodia, le président centrafricain, qui me démentirait.

(Crédit photo: La lumière de l'Afrique)

La Première dame de la Centrafrique accueillie à sa descente d’avion par le Premier ministre béninois, Irénée Pascal Koukpaki

Chantal Vinadou Tohouégnon Djotodia, Première dame de la Centrafrique, est née le 27 août 1981 à Toffo, dans le Sud Bénin de Jean Tohouégnon et de Douhoun Houngnonsi. Quelques années après sa naissance, elle sera séparée de ses géniteurs pour rester auprès de sa grand’mère qui assurera son éducation dans des conditions modestes. Ses études primaires et secondaires achevées,  elle suivra une formation d’auxiliaire de la santé qui sera sanctionnée par un diplôme en 2007. Ce qui lui permet d’obtenir une poste dans une clinique privée de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Barka de Mme Zénabou Gbaguidi et d’y faire carrière.

Dans la foulée, elle fit  la rencontre de Michel Djotodia, un diplomate centrafricain en froid avec le président François Bozizé  et réfugié au Bénin. La jeune dame tombe sous le charme du réfugié politique, bon flatteur et surtout assez polyglotte. Elle ne tardera d’ailleurs pas à le rejoindre. Le gouvernement Bozizé ayant coupé le pont avec le rebelle, le couple vivota  sur les maigres revenus de Chantal et des numéraires occasionnels de Michel. Mais très tôt, une autre difficulté surgit. Michel est activement recherché par le président Bozizé. La traque, longue et minutieuse, aboutira à son arrestation. Il est incarcéré à la prison civile de Cotonou au Bénin. Sa vie de bagne durera dix huit mois pendant lesquels Chantal a dû se battre pour assister, nourrir et conseiller son compagnon et surtout lutter pour qu’il ne soit pas extradé, selon la volonté de Bozizé. Son combat a consisté à mobiliser des Ong, des organisations de défense des droits de l’homme et surtout la presse pour empêcher cette extradition qui pouvait être fatale pour son compagnon. Sa lutte paie et en 2010, Djotodia est libéré de la prison civile de Cotonou. Mais au lieu de rentrer à Bangui pour occuper des postes de responsabilité comme son compère de bagne, il reste à Cotonou où il vit dans le dénuement total, la galère.

(Crédit photo:La lumière de l'Afrique)

La Première dame entre les présidents centrafricain et béninois

Traversée du désert

A Cotonou, Michel et Chantal mènent une vie difficile. Les revenus de Chantal et les rares perdiems de Michel n’arrivent pas à subvenir aux besoins du couple. Les arriérés de loyer s’accumulaient au fil des mois et les créanciers se multipliaient. A maintes reprises, le couple sera expulsé des logements pour n’avoir pas payé le loyer. Chantal et son mari ne désespèrent pas. En 2011, l’homme rejoint la rébellion et se sépare momentanément de son épouse le cœur brisé. Celle-ci, une fois encore sera expulsée de son logement pour non paiement de loyer. Mais la fin de la galère approche.

Michel Djotodia reviendra vite à Cotonou avec quelques moyens que lui procure la rébellion pour soulager  sa compagne. Le 27 juin 2012, les deux compagnons se marient devant le chef du 10ème arrondissement de Cotonou Florentin Tchaou. Quelques mois après, par un hasard coquin, Michel devient président de la république de Centrafrique, à la faveur d’un coup d’Etat et Chantal, Première dame.

« La Renaissance »

Chantal ne rejoindra Bangui qu’après que son mari ait pris le pouvoir à la suite du putsch. Sur place, elle a compris qu’il ne fallait pas rester les bras croisés. La misère et le défi humanitaire dans un pays rongé par la guerre l’amènent à créer une fondation nommée « La Renaissance ». Celle-ci a pour objet d’aider les orphelins, les mères, les malades du Vih/Sida, les personnes du 3è âge à subvenir à leurs besoins. Aussi, elle entend travailler pour aider les jeunes et les femmes  à trouver des emplois grâce aux microcrédits. Elle a organisé sa première sortie à la maternité du « Camp des Castors » à Bangui où elle a assisté financièrement la mère d’un triplé et une autre femme qui a accouché de jumeaux. Frappée par la coupure intempestive d’énergie dans cette maternité, elle y est retournée une seconde fois pour offrir un groupe électrogène. Elle a aussi soutenu des sinistrés et des orphelins du Centre de la mère. Aujourd’hui, Chantal Tohouégnon Djotodia entend jouer aux côtés de son mari, un rôle important dans la lutte contre la pauvreté en Centrafrique. Pour cela, elle en appelle à la communauté internationale et au réseau des premières dames d’Afrique et du monde.

couscous
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BENIN/VIE SUR LES CAMPUS: Vendredi de couscous au Restau U

Située au bord de la route inter -Etat Bénin Niger, l’Université d’Abomey- Calavi (Uac) est l’une des premières universités francophone de l’Afrique de l’Ouest.Créée en 1966 en collaboration avec le Togo et le Burkina Faso avant de devenir en 1972, le patrimoine du Bénin, elle a formé la plupart des cadres du pays. En dehors des études, plusieurs dispositions extra-académiques sont prises pour faciliter la vie aux étudiants. Parmi ces dispositifs, le Restau U ou cantine universitaire figure en bonne place. Découverte

Université d'Abomey-Calavi

Vue partielle de l’université d’AbomeyèCalavi

Construit non loin de l’entrée principale du campus de l’Uac, le Restau U, le plus grand restaurant estudiantin répond au besoin gastronomique d’un nombre impressionnant d’étudiants. On y mange à peu de frais. Le petit déjeuner est à 75 francs Cfa (moins d’un huitième d’Euro), le déjeuner à 150 francs moins d’un quart d’Euro) tout comme le dîner.

Les locaux de cette grande bâtisse qui doit avoir le même âge que l’université respirent la vétusté, poids des ans oblige! Bien que deux nouveaux restaurants ont été construits sur le campus, le restau U continue par avoir la faveur des étudiants aux heures d’affluence à cause de sa grande capacité d’accueil et de la modicité des prix pratiqués. Les étudiants ne prêtant gèrent attention au cadre. Ce qui les intéresse, ce sont les plats servis.

Le menu est établi au quotidien. Le vendredi est le jour du Couscous.  C’est un plat très prisé par étudiants, parce que sortant de l’ordinaire. C’est d’ailleurs ce qui justifie la longue file d’attente à l’entrée du Restau U vendredi dernier. Jour du couscous!

 

Vue partielle UAC

Vue partielle de l’UAC

Vendredi, jour du couscous

Le Restau U fonctionne à guichets fermés le vendredi. Pour la simple raison que les étudiants adorent le plat de couscous qui vient rompre avec les routine des autre

La stratégie n’a pas varié. Il faut occuper les premières places dans la file pour être vite servis. Ce qui oblige des étudiants à se mettre en rang déjà entre 9 et 10 heures pour un service opérationnel à partir de 11 heures 30 minutes.

Guy et son ami Franck ne ratent jamais cette journée. Ils sont des inconditionnels du plat de couscous du vendredi au Restau U. « Nous sommes toujours au rendez vous du vendredi», nous confie Guy d’un air très rassuré, les deux mains solidement accrochées aux barreaux.  Guy est en tête du rang. Franck le suit. Ce dernier est un bonhomme d’environ 23 ans. Il est habillé en pantalon et chemise manches longues. Le col de la chemise avalait son cou à peine visible sur laquelle dansait une petite tête. D’aucuns diraient qu’il est ravi à l’idée de consommer le menu du jour.

« je suis dans la première vague et même le responsable de la Police universitaire (Pu) ne pourra me déloger. Je n’aurai pas à essuyer un autre revers aujourd’hui », affirme-t-il hyper convaincu. Un  rire se déchaîne dans les rangs. Chacun veut s’exprimer mais Guy se précipite pour mettre une braise sur la pipe de son compère. «  À plusieurs reprises,  nous avons été victimes de la magouille de la police universitaire qui octroie des numéros d’ordre à certains étudiants, parfois depuis la maison. Mais aujourd’hui, après le petit déjeuner, nous nous sommes en même temps mis ici pour occuper les premières places ». Pour se rassurer davantage, il parcourt rapidement le rang du regard avant de conclure : « je ne finirai pas mon énergie avant le repas. J’attend 11 heures 30 min pour prendre le premier plat ».Bon appétit!