Le dialogue de sourds reprend dans le dossier du placement illégal d’argent au Bénin

La présidente du Comité de suivi chargé du remboursement des spoliés, Sévérine Lawson, est véritablement en courroux contre les responsables d’Icc Services qui visiblement, lui donne du fil à retordre, en donnant dans du dilatoire.

Dire que les déposants d’Icc. Services attendent impatiemment d’être remboursés relève d’un secret de polichinelle. Mais les derniers développements du dossier risquent de faire durer davantage leur attente. Sévérine Lawson, présidente du Comité de suivi missionné par le gouvernement pour organiser le remboursement des spoliés a fait part le 3 décembre 2012, de la mauvaise dont fait preuve les responsables d’Icc Services qui détient la part importante des épargnants spoliés. «Tout allait très bien avec une collaboration franche et nous étions persuadés qu’au bout de quelques mois, le dénouement allait être amorcé jusqu’au jour où un nouvel avocat a surgi pour s’opposer à tout ce qui se faisait au niveau du Comité de suivi. Aujourd’hui, nous avons pu mobiliser par les diverses ventes sur saisis, pour le compte d’Icc Services, environ 1,3 milliards de francs Cfa. Si cela ne tenait qu’au Comité de suivi, cette somme devrait être répartie aux déposants qui ont des montants inférieur ou égal à cent mille. Mais les responsables d’Icc, de par leur mauvaise foi manifeste, ne veulent pas sortir la liste de leurs déposants alors qu’ils contestent au même moment la liste issue du recensement et le montant des épargnants. Cela nous mène à une impasse », tempête-t-elle. Sévérine Lawson, que les responsables de Icc tentent visiblement d’amener à l’usure, dénonce surtout le black-out qu’oppose cette agence à la démarche de règlement à l’amiable préconisé par l’Etat afin que les épargnants des structures illégales de placement d’argent puissent rentrer rapidement dans leurs fonds. D’autant qu’au niveau de la justice, le dossier ne connaît pas une avancée réelle. Mieux, certains responsables d’Icc écroués depuis le début de l’affaire ont été libérés au grand dam des épargnants. «Nous devons repenser la gestion de ce dossier sur le plan administratif tout en espérant que la justice va accélérer la procédure.  Car face à des gens qui s’opposent à un règlement amiable, il faut leur opposer un règlement forcé et ce règlement forcé, c’est la décision de justice qui sera exécutée contre eux. Nous sommes dans l’espoir que la procédure judiciaire va s’accélérer pour qu’enfin, il y ait un procès », martèle l’Agent judiciaire du Trésor qui ne sait plus aujourd’hui à quel saint de vouer.

 

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

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