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Réconciliation du public avec le privé

L’économie béninoise, en chute libre, est devenue par la force des choses, la lanterne rouge de l’espace UEMOA. Pour la sortir de l’impasse et la rendre plus compétitive, une table ronde sur le dialogue public-privé est organisée pour jeter les bases d’un développement durable.

Pour la circonstance, les petits plats ont été mis dans les grands et les vieilles querelles entre l’administration publique et le secteur privé, rangées au placard. Les questions qui fâchent n’ont pas été occultées. Car, comme le dit si bien l’adage, le linge sale se lave en famille.

La croissance économique du Bénin, qui est de l’ordre de 3%, est une contre-performance dans l’espace UEMOA. Aussi, avec le dialogue public-privé, le gouvernement cherche à remédier à cette contre-performance. A travers une relance de l’économie nationale, avec le soutien des institutions financières sous-régionales et régionales.

La main sur le cœur, les responsables de la BOAD, de l’UEMOA, de la BAD et de la BCEAO promettent d’aider le Bénin à se relever économiquement. Ce qui n’empêche pas, le président du conseil national du patronat, de poser des préalables tels que la restauration de la confiance de l’Etat tenu au respect de ses engagements, la sécurisation de l’environnement des affaires, l’établissement d’un code des investissements beaucoup plus attractif et moderne, l’établissement d’une justice  beaucoup plu équitables…. et autres pour «instaurer le cadre permanent du dialogue public-privé qu’on pourrait appeler le comité paritaire du dialogue public-privé. Ce dernier sera doté d’un conseil d’administration paritaire de 11 membres dont 5 membres désignés par le conseil national du patronat, 5 membres par le gouvernement et un observateur représentant les partenaires techniques et financiers».

Le pouvoir en place ne trouve pas d’inconvénient à ces mesures. D’autant que «la table ronde a pour finalité la remise en cause d’un ancien ordre économique qui n’a fait que nous appauvrir jusqu’à présent. Inversons donc la tendance. Pour y parvenir, il nous faut acteurs du secteur public, acteurs du secteur privé national et international, communauté à la base et communauté internationale, relever de nombreux défis auxquels nous sommes confrontés», dixit le président Boni Yayi du Bénin.

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

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