Galerie

Une importante quantité de drogue saisie au port de Cotonou

Les forces de sécurité publique ont récemment réalisé un exploit. En procédant à la saisie de près de 128 kilos de drogue au port de Cotonou. Explication.

La brigade spéciale du port de Cotonou, la douane-port et l’Office centrale de répression du trafic illicite de drogue et des précurseurs (Ocertid), trois forces de sécurité publique formant l’unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au port de Cotonou, ont du conjuguer leurs efforts pour venir à bout des trafiquants. En interceptant au Port autonome de Cotonou (Pac) au Bénin, près de 128 kilogrammes d’héroïne en provenance du Pakistan.

Pour la petite histoire, les trafiquants ont pris la peine de dissimuler cette importante quantité de drogue dans 586 cartons hermétiquement fermés et soigneusement et soigneusement stockés dans un conteneur depuis le 26 novembre 2012. Ainsi, la marchandise a pu traverser le Maroc avant d’échouer au port de Cotonou où le pot aux roses fut découvert grâce à la vigilance et à la perspicacité des forces de sécurité en service dans le domaine portuaire.

De sources dignes de foi, cet exploit a été rendu possible, grâce au professionnalisme des forces de sécurité publiques qui ont procédé avec beaucoup de patience, de tact et de doigté au cours des diverses opérations devant conduire à ce résultat satisfaisant, une fois les informations en leur possession. L’état de veille permanente des forces de sécurité ajouté au recours à des méthodes modernes et novatrices telle l’utilisation des chiens renifleurs, ont fini par dissuader les dealers et autres trafiquants qui par le passé, avaient pignon sur rue et jeté leur dévolu sur la destination Bénin pour en faire le passage obligé de leur sordide trafic. A cause de la vétusté et de l’inadéquation du mécanisme en place dans le temps. Mais comme le dit si bien l’adage, autre temps, autres mœurs.  Les trafiquants n’ont qu’à bien se tenir. Et ce n’est pas Dotou K. Barnabé qui nous démentirait. Loin s’en faut!

Cas non conforme

La semaine passée, suite à une intervention chirurgicale pratiquée sur un patient qui avait été transporté par les sapeurs pompiers à sa descente d’avion au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) de Cotonou, il a été découvert et extrait de son appareil digestif, des boulettes de drogue..Aussitôt alerté, l’Ocertid s’est rendu sur les lieux et a pu constater et récupérer des mains du professeur Abdoulaye Idrissou, le directeur du Cnhu, 69 gélules de drogue pesant 1,170 kilogrammes. Cette drogue a été mise sous scellée sur place après prélèvement aux fins d’analyse. Sur la base des renseignements contenus dans le passeport du suspect, il s’agit d’un citoyen béninois, nommé K. Dotou Barnabé, âgé de 56 ans et demeurant à Housa-Assiogbossa dans la commune d’Adjarra. L’intéressé revenait de Dar er Salam en Tanzanie via Nairobi à bord d’un vol de la Kenya Airways. Le procureur de la République est saisi du dossier et l’enquête suit son cours.

Au Bénin, l’Etat part en guerre contre les trafiquants d’essence

Kpayo

un convoyeur d’essence de contrebande ou « Kpayo’

Au Bénin, le pouvoir vient de déclencher une guerre contre les acteurs de l’essence de contrebande, ou « Kpayo ». Le but du gouvernement est de contraindre le trafiquants à tourner le dos à des activités hautement préjudiciables pour l’économie nationale, l’environnement et la santé.  D’ici le 12 décembre, plus aucun vendeur d’essence « Kpayo » ne doit arpenter nos rues. Un ultimatum qui fait réfléchir quand on sait que durant des années, ce même pouvoir a pudiquement fermé les yeux sur ce trafic, pour des considérations diverses.

Et pourtant, les effets néfastes de la vente illicite du « Kpayo » sont bien connus. Le trafic alimente, de sources concordantes, plus de 85% du réseau de distribution de l’essence, avec un chiffre d’affaires annuel compris entre 600 et 700 milliards de francs Cfa échappant complément au fisc. Par ailleurs, plus de 120 millions de litres d’essence de contrebande sont vendus chaque jour au Bénin au bord des rues contre seulement 1,5 millions de litres par jour dans les stations services.

Si des milliers de Béninois en profitent puisque ce trafic leur permet d’obtenir de l’essence à bas prix, le commerce illicite de l’essence crée d’énormes manques à gagner pour l’Etat, en raison des pertes d’exploitation des compagnies agréées et des précédents environnementaux et sécuritaires graves, du fait des mauvaises conditions de transport et de vente du produit. Les pertes fiscales de l’Etat sont ainsi évaluées à plus de 175 milliards de francs Cfa par an.

Au regard de ces statistiques, on pourrait s’interroger en toute légitimité sur les motivations qui sous-tendent cette longue léthargie des gouvernants. Surtout qu’en 2007, la Commission de lutte contre le marché informel de l’essence avait tiré la sonnette d’alarme et les autorités politiques nationales au plus haut niveau avaient promis une reconversion d’activités aux acteurs de la filière, dans l’optique de sa suppression. Dans  la foulée, des plans de reconversion furent même  élaborés. Sans suite, hélas ! Face au poids du puissant lobby de l’essence frelatée sur l’échiquier politique national, le pouvoir a préféré battre précipitamment en retraite. La suite, on la connait.

La vente de l’essence de contrebande aux abords des rues, réponse sociale au marasme économique des années 1980, à l’instar du phénomène des zémidjan, n’a plus droit de cité dans notre pays. Le pouvoir n’en veut plus. Il a déjà du renflouer les caisses de la  Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) à hauteur de trois milliards de francs Cfa, histoire de lui éviter de mettre la clé sous le paillasson.  Comme le gouvernement entend rentrer dans ses fonds, l’assainissement du marché devient dorénavant incontournable. Le pouvoir intègre cette réalité à ses priorités, et déclenche les hostilités, sans tenir compte des effets collatéraux inévitables dans ce genre de conflit. Encore qu’en dehors de Cotonou, Porto-Novo et environs, dans le Mono, le Couffo, le Zou et ailleurs, rien n’a véritablement bougé : le Kpayo a encore droit de cité et circule librement comme si de rien n’était.

Toute la question autour de cette problématique est d’évaluer le degré de détermination de l’Etat à en finir avec ce phénomène. Au-delà des élémentaires questions de sécurité et de manque à gagner que pose un tel commerce, c’est la crédibilité même de l’Etat qui est mis en permanence à épreuve. Aucun gouvernement depuis l’éclosion de ce commerce honteux n’a pu conduire à bout l’offensive, acceptant ipso facto la fatalité d’une pratique qui serait plus forte qu’une telle crédibilité.

Si l’engagement du chef de l’Etat est encore du registre de ces poudres circonstancielles dont l’on affuble  le visage de l’opinion et que l’on a eu tôt fait de faire essuyer par le temps et ses contraintes, alors point n’eût été nécessaire de commencer. C’est au baromètre de l’engagement anti-Kpayo que l’on mesurera la capacité du pouvoir à amorcer d’autres réformes nécessaires et à les achever.

beafrique
Galerie

Benafrique, solution mi-figue mi-raisin pour le transport urbain

beafrique

Des passagers entrant dans un bus Benafrique à Cotonou

Le trafic à moindre coût des populations est désormais facilité dans la capitale économique du Bénin avec l’effectivité du transport en commun.

L’horloge indique neuf heures locales. Nous sommes à Bidossèssi, dans la commune d’Abomey – Calavi. Au point habituel, un bus en stationnement. Quinze minutes plus tard, le départ est pris pour Cotonou, avec trois passagers à bord du véhicule. Quelques dizaines de mètres après, la première escale où deux autres passagers rejoignent l’équipe. Au niveau de l’Université d’Abomey – Calavi, à notre étonnement. A peine le bus arrêté, une quarantaine d’étudiants attendant impatiemment se bousculent pour se trouver une place, assis ou debout. Direction Dantokpa, avec la soixantaine de passagers. Trois cent à quatre cent mètres plus loin, une nouvelle escale pour ne prendre qu’un seul voyageur. Malgré l’ambiance mesurée dans le bus, seul le souci de la destination se lisait presque sur tous les visages. Le bus, lui, d’arrêt en arrêt, continue de rouler. Ce qui n’égaye point, puisque tous déplorent la lenteur du trajet. Car c’est après quarante cinq minutes de route que le bus arrive à destination.

Un trajet fatiguant

« Nous faisions souvent trois, quatre ou cinq au plus dans le bus dès les débuts. Aujourd’hui, nous nous agglutinons dedans alors que le nombre de places assises est limité », annonce un passager du bus. C’est la preuve que la population commence par s’y intéresser de plus en plus, comme l’explique un des contrôleurs d’un bus Benafrique. En explorant tous les axes reliés par Benafrique, les lignes Abomey-Calavi – Dantokpa d’une part et Ekpè – Dantokpa d’autre part restent des plus intéressées, comparées aux trois autres tronçons. L’arrivée tardive des bus notamment ceux devant desservir Ekpè est souvent source de désolation pour de nombreux passagers. « J’attends le bus depuis plus de quarante cinq minutes », se lamente Romain à bout de souffle. Approché, un contrôleur visiblement dépassé par les plaintes tente de s’expliquer : « les bus qui font l’axe Ekpè – Dantokpa accusent quelques fois des retards à cause du poste de péage de la localité. Aussi, en cas d’embouteillage, les bus mettent- ils beaucoup plus de temps  pour atteindre leur destination. Conséquence directe de cette situation : les populations préfèrent les minibus à ce nouveau mode de transport, bien qu’il soit soulageant compte tenu de son tarif. Selon une habituée du bus, le temps n’est pas gagné en le prenant. De l’Université d’Abomey – Calavi à Dantokpa, mis à part les escales prévues par les autorités, les descentes et les entrées sont fréquentes compte tenu de la destination de chacun des passagers. Ce qui fait que le temps du trajet est long. L’autre problème décrié est relatif aux axes PK14, Fidjrossè et Agla au regard de la non affluence. Selon des sources proches de la compagnie, les axes en question font plus ou moins cent cinquante passagers par jour contrairement au tronçon d’Abomey -Calavi, qui avoisine les cinq cent passagers. Néanmoins, selon les conducteurs habitués à cet axe, les gens s’intéressent de mieux en mieux, mais surtout dans la soirée.

Intérêt pour les passagers

S’il est vrai que la durée du trajet, les réticences dans le rang des voyageurs justifient le moindre coût de transport pratiqué par Benafrique par rapport aux autres modes de transport. Au lieu de payer entre 250 et 500Fpour rallier Calavi et Dantokpa, ils préfèrent débourser 200F, surtout en cette période de cherté de la vie. L’autre atout est que le bus est plus sécurisant. De même, Marc, un des passagers de l’axe PK14, y voit un aller – retour continu. Car, révèle – t – il, « le seul fait de mener à chaque moment la ronde sans mettre assez de temps constitue déjà un avantage ». Pour la plupart des étudiants, ce nouveau moyen permet de ne plus avoir peur de rater les bus du campus et surtout que l’heure de démarrage des bus du campus ne coïncide pas toujours avec la sortie des cours. « Je préfère prendre les bus Benafrique que d’attendre celui du campus. Parfois je sors du cours et il faut rester à attendre pendant des heures », confie Ulrich, étudiant en Sociologie.Benafrique reste un transport qui soulage un tant soit peu les riverains de leurs axes. Ceux qui sont les plus intéressés sont les étudiants. A preuve, c’est surtout sur leur axe que les bus en direction de Dantokpa trouvent assez de passagers. L’autre axe reliant Dantokpa à Ekpè transporte non seulement des étudiants allant à Akpakpa, mais aussi les travailleurs des parcs de vente de véhicules d’occasion du port sec érigé dans ladite localité. Viennent ensuite les habitués du marché Dantokpa. En dépit des difficultés de début d’exploitation, les conducteurs et les percepteurs ne s’inquiètent guère sur l’espoir de trouver de plus en plus de clients puisque selon eux, les Béninois n’étaient aucunement habitués à ce genre de moyen de transport. Néanmoins, ils ne restent pas optimistes quant à une éventuelle fin de contrat les liant aux promoteurs, puisqu’il s’agit d’une structure privée qui voudrait élever son chiffre d’affaires au quotidien.

Galerie

Et si on parlait du ‘sachet’ de la ménagère

Il y a une vingtaine d’années encore, nos mamans et nos sœurs allaient au marché avec un panier. Mais depuis quelque temps, la donne a changé. Crise économique oblige !

Au Bénin, la ménagère d’aujourd’hui n’a plus de panier. Elle se contente d’un sachet en plastic, tout simplement. Pour des raisons économiques et pratiques. Le sachet en plastique coûte entre 25 et 50 F CFA alors qu’il faut prévoir entre 500 et 2000 FCFA (entre 1 et 3 Euros environ) pour se doter d’un panier convenable. Par ailleurs, le panier est encombrant alors que le sachet en plastic moins encombrant est beaucoup plus commode, disponible partout.

C’est une injure que de parler du panier de la ménagère dans ce pays.Et cette réalité s’applique à la plupart des pays de l’espace UEMOA. Ainsi , le sachet en plastic est aujourd’hui l’expression consacrée la mieux partagée aussi bien chez nous au Bénin que dans la plupart des pays africains. Car, à défaut de panier, les Béninoises font leurs emplettes dans des  sachets. Mais l’envers du décor, c’est les nuisances et la pollution environnementale occasionnés par les sachets en plastic, difficilement recyclable. A telle enseigne que le retour du panier en raphia, en oseille ou autre matériau naturel est vivement souhaité dans un proche avenir.

 

Boni Yayi du Bénin
Galerie

Réconciliation du public avec le privé

L’économie béninoise, en chute libre, est devenue par la force des choses, la lanterne rouge de l’espace UEMOA. Pour la sortir de l’impasse et la rendre plus compétitive, une table ronde sur le dialogue public-privé est organisée pour jeter les bases d’un développement durable.

Pour la circonstance, les petits plats ont été mis dans les grands et les vieilles querelles entre l’administration publique et le secteur privé, rangées au placard. Les questions qui fâchent n’ont pas été occultées. Car, comme le dit si bien l’adage, le linge sale se lave en famille.

La croissance économique du Bénin, qui est de l’ordre de 3%, est une contre-performance dans l’espace UEMOA. Aussi, avec le dialogue public-privé, le gouvernement cherche à remédier à cette contre-performance. A travers une relance de l’économie nationale, avec le soutien des institutions financières sous-régionales et régionales.

La main sur le cœur, les responsables de la BOAD, de l’UEMOA, de la BAD et de la BCEAO promettent d’aider le Bénin à se relever économiquement. Ce qui n’empêche pas, le président du conseil national du patronat, de poser des préalables tels que la restauration de la confiance de l’Etat tenu au respect de ses engagements, la sécurisation de l’environnement des affaires, l’établissement d’un code des investissements beaucoup plus attractif et moderne, l’établissement d’une justice  beaucoup plu équitables…. et autres pour «instaurer le cadre permanent du dialogue public-privé qu’on pourrait appeler le comité paritaire du dialogue public-privé. Ce dernier sera doté d’un conseil d’administration paritaire de 11 membres dont 5 membres désignés par le conseil national du patronat, 5 membres par le gouvernement et un observateur représentant les partenaires techniques et financiers».

Le pouvoir en place ne trouve pas d’inconvénient à ces mesures. D’autant que «la table ronde a pour finalité la remise en cause d’un ancien ordre économique qui n’a fait que nous appauvrir jusqu’à présent. Inversons donc la tendance. Pour y parvenir, il nous faut acteurs du secteur public, acteurs du secteur privé national et international, communauté à la base et communauté internationale, relever de nombreux défis auxquels nous sommes confrontés», dixit le président Boni Yayi du Bénin.

Barthélémy Kassa lors de la passation de service
Galerie

Va au champ si tu veux être ministre

Si tu veux être ministre, va au champ. Surprenant, n’est-ce ? Dans la réalité, c’est possible, au Bénin où la voie royale du pouvoir passe par l’amour de la terre.

L’actuel ministre des mines, Barthélémy Kassa a offert gracieusement à l’opinion publique nationale, bien avant sa nomination, une image inédite. Celle d’un homme ayant momentanément abandonné l’hémicycle à ses heures perdues pour se rendre dans un champ de mais dans le septentrion, son département d’origine. Un champ qu’il avait déclaré, lui appartenir devant les caméras. C’est vrai même si à ce propos, il y a à redire. La suite, on la connaît. A plusieurs centaines de kilomètres de Cotonou et dans ce champ de mais, l’homme avait donné un signal fort et retentissant doublé d’une invite adressée à des gens de son standing, députés et anciens ministres, à s’adonner aux travaux champêtres. L’opération est séduisante en elle-même et semblé avoir porté ses fruits.D’autant qu’en voulant imiter son patron qui a fait des hectares de coton dans son Tchaourou natal, l’ex-ministre Barthélémy Kassa a marqué des points. Et retrouvé le portefeuille ministériel qu’il avait entre temps perdu. Ne dit-on pas souvent que la fin justifie les moyens…

place du non retour
Galerie

Ouidah, la ville musée

Séminaire St Gall de Ouidah

Séminaire St Gall de Ouidah

Située à 41 kilomètres à l’ouest de Cotonou, le principal port de la Côte du golfe du Bénin, Ouidah a été le témoin de nombreux bouleversements sociaux. En effet, au cours des siècles derniers, elle a servi de couloir de transit à plusieurs dizaines de milliers d’esclaves vers Haïti, les Antilles et le Brésil. Tout en jouant un rôle non moins négligeable dans le commerce colonial. Considérée de nos jours, comme une cité se conjuguant au passé, elle est un véritable centre religieux avec les stigmates de quatre siècles de colonisation portugaise. A l’entrée de la ville, le visiteur est tout de suite renseigné par un monument géant sculpté sous l’architecture des parvis médiévaux au fronton duquel on peut lire, «Cité historique de Ouidah». Les bas-reliefs dessinés tout autour du monument attestent des richesses touristiques et culturelles des lieux. L’évocation des appellations « musée historique de Ouidah, fort français, route de l’esclave, mémorial de Zoungbodji, basilique de Ouidah, séminaire St Gall, temple des pythons, rappelle le rayonnement de la ville par le passé. Pour remonter le cours de l’histoire, on peut y retrouver de nos jours encore, les vestiges des premiers contacts du Bénin avec le monde occidental, notamment le mémorial des missions africaines et le cimetière français, créé en 1892 pendant la guerre de conquête du Dahomey. Autres images forces, la basilique, le fort portugais et les ruines du fort français qui sont de hauts lieux d’histoire…A l’intérieur de la ville, la floraison des maisons en terre battue dans une architecture de type colonial surprend le visiteur. Qui finit par comprendre les raison de l’influence portugaise sur la ville béninoise. En son temps, le fort portugais, baptisé en portugais »Cesarea San Joâo de Ajuda » (Fort Saint Jean de Ouidah) atteste de la présence portugaise sur les côtes béninoises il y a bien longtemps. Les colons portugais étaient descendus à Ouidah bien avant les français. En effet, la construction du fort remonte à 1721 et à l’origine, il était destiné au commerce des esclaves. D’une superficie d’un hectare environ, c’est l’unique fort encore présent à Ouidah et, par le passé, il abritait une résidence officielle, une chapelle, une garnison et des casernes. Le fort fait fonction aujourd’hui de musée et on y retrouve des collections. Cohabitation des divinités avec les hommes L’étranger qui visite Ouidah pour la première fois, est surpris par la promiscuité des habitations où cohabitent les divinités et les hommes. Encore que les nombreuses rues sous forme de labyrinthes, les maisons s’imbriquant entre elles, donnent l’impression d’une œuvre inachevée, se refusant à la modernité. Mais c’est là que résident le charme et l’originalité de la localité aux yeux de ses ressortissants. Aux yeux des ressortissants, Ouidah est le berceau du vaudou par excellence. Raison pour laquelle on y retrouve toutes les divinités du centre et du sud Bénin. D’autant que, les esclaves, avant de s’embarquer pour la grande aventure, laissaient derrière eux toutes leurs croyances ancestrales. Autre trait marquant de la ville, la cohabitation œcuménique. Pour la petite histoire, la basilique Notre Dame de l’Immaculée Conception construite en 1909 fait face au temple des pythons. D’aucuns expliquent ce fait singulier par la coexistence pacifique entre la religion catholique et les pratiques animistes du terroir.

Galerie

CARTON ROUGE

véhicules hors d'âge, lourdement surchargés à la gare routière de Toucountouna au Bénin

carton rouge!

CARTON ROUGE

Aux conducteurs de véhicules de transport en commun n’hésitant pas, au Bénin comme ailleurs, à faire des chargements hors gabarit sur des  guimbardes hors d’âge, au mépris des règles élémentaires de sécurité, pour maximiser leurs profits. Mettant ainsi en danger, la vie des passagers qu’ils transportent ainsi que celle des autres usagers de la route. Et ce, au vu et au su des forces de l’ordre. Qui, moyennant un bakchich, acceptent de fermer les yeux sur des comportements qu’ils sont pourtant sensés réprimer.

CARTON ROUGE

Aux forces de l’ordre complices de ces chauffeurs indélicats…

CARTON ROUGE

Aux passagers qui acceptent en toute connaissance de cause mais à leurs risques et périls, de prendre place à bord de pareils véhicules… Certes, à l’intérieur du pays et dans les zones enclavées, c’est souvent à leur corps défendant que des passagers empruntent de pareilles occasions, parce que ne disposant pas d’un éventail de choix. En toute chose, il faut savoir raison garder. Et contraindre les conducteurs de ces ‟cercueils roulants” à revenir à la norme,  par des comportements citoyens et responsables ne souffrant d’aucune compromission, d’aucun marchandage, voire, laisser-aller…

 

le boulanger devant son four artisanal

Un boulanger traditionnel

un boulanger atypique

Le boulanger à l’œuvre devant son four artisanal

Entré au Lycée agricole Mèdji de Sékou (Lams) du Bénin en 1998, Elie Hongbété en sortira en 2001 nanti du Diplôme d’étude agricole tropicale (Deat) en production animale. Mais contre toute attente, son goût prononcé pour les innovations, les savoirs et savoir- faire endogènes l’amèneront à s’installer comme boulanger artisanal à Sékou.Valorisant ainsi, les savoirs et savoir faire endogènes.

La Boulangerie pâtisserie la lumière (Bpl) est située à une quarantaine de kilomètres de Cotonou, la capitale administrative du Bénin, à quatre cent mètres des bureaux de l’arrondissement, du côté gauche, sur l’axe Cotonou-Allada, dans la deuxième rue à gauche, après le vaste domaine du Lams. Aux dires de son promoteur, «elle est la résultante d’une expérience inédite qui remonte en mai 2011,  au détour d’une formation en transformation agro alimentaire au centre Songhaï de Porto-Novo et d’un stage en pâtisserie à Cotonou».En effet, après avoir passé près de quinze ans dans la localité, eu égard aux difficultés d’approvisionnement en pain, l’homme en est arrivé à la conviction qu’il fallait créer une boulangerie pour satisfaire les nombreuses demandes existantes. Surtout que, jusqu’à une époque récente, le pain consommé à Sékou et ses environs, venait de Cotonou, dans des conditions laissant à désirer au gré de l’humeur des fournisseurs.

« Au départ, je ne connaissais que les fours modernes nécessitant pour leur installation entre 15 et 20 millions de francs CFA (entre 15.000 et 23.000 euros environ), somme dont je ne disposais pas, pour mettre en œuvre mon projet d’implantation d’une boulangerie, en son temps. Par la suite, «en cherchant les voies et moyens pour concrétiser ce projet qui me tenait à cœur, en dépit des faibles moyens dont je disposais, je fit la découverte du four traditionnel à Dassa dans les années 2009, auprès d’un collègue boulanger avec lequel je sympathisa ». Ce qui m’a permis de bénéficier en 2010 d’une formation de trois mois sur la gestion d’un four artisanal, grâce à l’ouverture d’esprit de cet ami», dixit Elie Hongbété. La suite on la connaît…Sur le ton de la confidence, il explique, «le four artisanal est fabriqué avec de la terre de barre. Le pétrin traditionnel est fait par des soudeurs à Covè. Quant au mortier, il tourne grâce à un moulin de maïs ». Pour la petite histoire, l’installation a dû coûter au boulanger 3,5 millions de francs CFA (un peu moins de 6000 euros) sur fonds propres. Mais pour consolider et finaliser l’installation de l’unité de production, il a fait appel à un ami qui l’introduit à une institution de micro finance à Allada, où il a pu bénéficier d’un appui financier sous forme de prêt.

Tirant leçon de ses échecs du passé, notamment lors de l’ouverture d’une pâtisserie en 2009 à Bantè, à 300 kilomètres de Cotonou, le boulanger résolu de ne plus trop s’éloigner de la capitale administrative, pour lancer ses activités, dorénavant. D’où décision de s’installer à Sékou, situé à quelques encablures seulement de Cotonou, pour fournir à la clientèle du pain, produit de grande consommation, à la portée de toutes les bourses.«En m’installant à Sékou, je me suis mis à produire et à fournir à la clientèle du pain salé de bonne qualité. En travaillant tous les jours de 20 heures à 13 heures, avec une équipe de sept personnes. Ce qui du coup crée une activité génératrice de revenus et un pôle de développement économique à Sékou et ses environs».Depuis le 21 mai 2011, la production moyenne journalière de 900 pains est livrée à 35 clients grossistes à 100 francs l’unité. A charge pour ces derniers de le revendre avec une majoration de 25 francs par pain. La Bpl dessers non seulement les habitants de Sékou, mais également ceux de Zè plaque et Tori.

A la question de savoir si ses affaires marchaient, le boulanger, sourire aux lèvres, déclare d’un ton serein, «je ne me plains pas, je suis en pourparler avec les autorités pour avoir un marché de 250 pains par jour à la rentrée prochaine…J’ai dû lancer la boulangerie avec un sac de farine de blé difficilement acheté. Et ce, sans fonds d’investissements, sans crédits fournisseurs…Mais aujourd’hui, les choses ont évolué, la donne a changé. Il est surtout question de diversification et  d’accroissement de la production».