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BENIN/VIE SUR LES CAMPUS: Vendredi de couscous au Restau U

Située au bord de la route inter -Etat Bénin Niger, l’Université d’Abomey- Calavi (Uac) est l’une des premières universités francophone de l’Afrique de l’Ouest.Créée en 1966 en collaboration avec le Togo et le Burkina Faso avant de devenir en 1972, le patrimoine du Bénin, elle a formé la plupart des cadres du pays. En dehors des études, plusieurs dispositions extra-académiques sont prises pour faciliter la vie aux étudiants. Parmi ces dispositifs, le Restau U ou cantine universitaire figure en bonne place. Découverte

Université d'Abomey-Calavi

Vue partielle de l’université d’AbomeyèCalavi

Construit non loin de l’entrée principale du campus de l’Uac, le Restau U, le plus grand restaurant estudiantin répond au besoin gastronomique d’un nombre impressionnant d’étudiants. On y mange à peu de frais. Le petit déjeuner est à 75 francs Cfa (moins d’un huitième d’Euro), le déjeuner à 150 francs moins d’un quart d’Euro) tout comme le dîner.

Les locaux de cette grande bâtisse qui doit avoir le même âge que l’université respirent la vétusté, poids des ans oblige! Bien que deux nouveaux restaurants ont été construits sur le campus, le restau U continue par avoir la faveur des étudiants aux heures d’affluence à cause de sa grande capacité d’accueil et de la modicité des prix pratiqués. Les étudiants ne prêtant gèrent attention au cadre. Ce qui les intéresse, ce sont les plats servis.

Le menu est établi au quotidien. Le vendredi est le jour du Couscous.  C’est un plat très prisé par étudiants, parce que sortant de l’ordinaire. C’est d’ailleurs ce qui justifie la longue file d’attente à l’entrée du Restau U vendredi dernier. Jour du couscous!

 

Vue partielle UAC

Vue partielle de l’UAC

Vendredi, jour du couscous

Le Restau U fonctionne à guichets fermés le vendredi. Pour la simple raison que les étudiants adorent le plat de couscous qui vient rompre avec les routine des autre

La stratégie n’a pas varié. Il faut occuper les premières places dans la file pour être vite servis. Ce qui oblige des étudiants à se mettre en rang déjà entre 9 et 10 heures pour un service opérationnel à partir de 11 heures 30 minutes.

Guy et son ami Franck ne ratent jamais cette journée. Ils sont des inconditionnels du plat de couscous du vendredi au Restau U. « Nous sommes toujours au rendez vous du vendredi», nous confie Guy d’un air très rassuré, les deux mains solidement accrochées aux barreaux.  Guy est en tête du rang. Franck le suit. Ce dernier est un bonhomme d’environ 23 ans. Il est habillé en pantalon et chemise manches longues. Le col de la chemise avalait son cou à peine visible sur laquelle dansait une petite tête. D’aucuns diraient qu’il est ravi à l’idée de consommer le menu du jour.

« je suis dans la première vague et même le responsable de la Police universitaire (Pu) ne pourra me déloger. Je n’aurai pas à essuyer un autre revers aujourd’hui », affirme-t-il hyper convaincu. Un  rire se déchaîne dans les rangs. Chacun veut s’exprimer mais Guy se précipite pour mettre une braise sur la pipe de son compère. «  À plusieurs reprises,  nous avons été victimes de la magouille de la police universitaire qui octroie des numéros d’ordre à certains étudiants, parfois depuis la maison. Mais aujourd’hui, après le petit déjeuner, nous nous sommes en même temps mis ici pour occuper les premières places ». Pour se rassurer davantage, il parcourt rapidement le rang du regard avant de conclure : « je ne finirai pas mon énergie avant le repas. J’attend 11 heures 30 min pour prendre le premier plat ».Bon appétit!

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

2 réflexions au sujet de « BENIN/VIE SUR LES CAMPUS: Vendredi de couscous au Restau U »

  1. J’aimerai bien vivre ça. J’adore les vieux monuments. Tellement de gens y sont déjà passé. Je pense que les menus hebdomadaires sont un bon moyen d’organiser la vie. Mais des fois c’est assez lassant. Pourtant, quand on s’en va, on a toujours la nostalgie de cette organisation.

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