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SENEGAL/ MondoblogDakar /Gros plan sur les cars rapides

Les cars rapides, véhicules de transport en commun, ne manquent pas d’attirer l’attention de l’étranger qui débarque pour la première fois à Dakar, par des peintures de couleurs vives qui les décorent et la dextérité de ses conducteurs à se faufiler dans la circulation.

un car rapide

Un car rapide à Dakar
(Crédit photo:Eric AHOUNOU)

Impossible de rater les jaunes et bleus dans la circulation à Dakar, la capitale du Sénégal. Communément appelés cars rapides ou rapides par certains,  ces véhicules font partie intégrante du décor de la vieille cité. Et ne manquent pas d’attirer l’attention à cause de leurs formes irrégulières, les couleurs vives qui les décorent et les matériaux grossiers qui ont servi à leur fabrication. Selon Moktar Ba propriétaire de cars rapides, «c’est en 1976 que remonte l’avènement des cars rapides. A l’époque ces camionnettes de marque Renault ou Saviem, hors d’âge étaient environ 380, mais aujourd’hui on en dénombre plus d’un millier en circulation ». En dépit de la suppression de la chaîne de fabrication de la chaîne de ces véhicules en France.

L’intérieur des rapides toujours peint en bleu foncé n’arrive pas à cacher des imperfections au niveau de la tôlerie et de l’aménagement intérieur puisque les modèles en circulation aujourd’hui, sont de grossières copies fabriquées sur place et dotées d’un moteur d’occasion quelconque. Au fil du temps, avec l’usure, le plancher en bois, de même que l’aménagement intérieur prennent un coup et révèlent leurs limites/Au grand dam de passagers stoïques continuant à subir des désagréments auxquels ils finissent par s’habituer, faute de mieux.

Une affaire rentable

Pour la petite histoire, ces véhicules « maison », rafistolés de toutes parts et chichement décorés avec des images de guides spirituels, de stars du football , de la lutte traditionnelle et des arts comme pour conjurer un mauvais sort, mieux, protéger les passagers contre d’éventuels accidents, surtout que certains détracteurs n’hésitent pas à comparer les cars rapides à des cercueils volants. Transportaient 19 passagers au départ avec la réforme du secteur des transports en commun, ces véhicules transportent aujourd’hui 25 passagers.

Pour le Sénégalais lambda, l’affluence autour des rapides s’explique par les bas prix pratiqués  pour le transport des passagers dans la ville et ses environs. Le prix de la course varie entre 150 et 200 francs Cfa, soit environ quelques centimes d’euros.

A l’achat un véhicule de fabrication locale coûte entre 5 et 6 millions de francs (entre 7 633 et 9 160 euros) au propriétaire qui le confie à un conducteur  qu’il paie entre 70.000 et 80.000 francs le mois, (entre 110 et 130 euros). A charge pour ce dernier de verser à son employeur,  quinze mille francs à la fin de chaque journée de travail. Quand on sait  qu’en un mois d’exploitation, un propriétaire de car rapide peut se faire entre 250 et 300.000 francs de bénéfice après déduction des charges, il est loisible de comprendre la rentabilité de ce commerce qui a encore de beaux jours. Surtout que, de sources dignes de foi,  l’investissement de base pour l’acquisition du véhicule est amorti en moins de deux ans. Alors que l’exploitation du car rapide, peut s’étaler sur 5 à 7 ans voire plus.

 

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

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