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Des soldats béninois au Mali

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) s’active à procéder au déploiement de son contingent sur le terrain, pendant que l’armée française mène une offensive aérienne en règle contre les islamistes depuis les airs.

Des officiers supérieurs béninois

Le haut commandant militaire béninois sortant

L’opération militaire française commencée avant même la mise en place du contingent de la Cedeao a fait mouche. Et des voix s’accordent ici et ailleurs pour saluer cette initiative heureuse de François Hollande qui est sortie de sa réserve habituelle pour aller faire « le coup de feu » au Mali, comme au bon vieux temps de la Françafrique. Pendant que les Africains continuent par tergiverser sous l’arbre à palabres.

Le Bénin va envoyer quelque 300 soldats au Mali dans le cadre de la force africaine chargée d’aider Bamako à déloger les islamistes armés qui occupent le nord du pays depuis neuf mois, selon le chef d’état-major de l’armée béninoise, le contre-amiral Denis Houssou Gbessemehlan. «Environ 300 soldats béninois seront engagés aux côtés du bataillon du Togo, l’un des quatre bataillons retenus pour le déploiement au Mali », a déclaré le contre-amiral à l’issue d’un entretien avec le président béninois Boni Yayi, président de l’Union africaine (UA).

Quant au secrétaire d’État nigérian à la Défense, Olusola Obada, il a laissé entendre que son pays compte envoyer au front 600 militaires, soit 18, 18% de l’effectif.

Ce qui aux yeux des observateurs représente une portion congrue des 3300 militaires que la Cedeao compte déployer au Nord Mali pour combattre les combattants rebelles.

Le Nigeria n’enverra que 600 hommes, ce qui amène certains à s’interroger sur le poids de l’engagement des autres pays de la communauté dont la taille des armées peine à atteindre les 10.000 hommes. Entendu que,  sur un effectif de plus de 70.000 hommes le géant voisin de l’est n’enverra que six cent hommes au front, hélas ! Même si Abuja met également dans la balance un soutien logistique, dans certaines capitales, des langues se délient pour dénoncer ce manque d’enthousiasme. Qui ne saurait être expliquée par la seule menace Boko haram. Et pour cause.

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

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