Galerie

Une importante quantité de drogue saisie au port de Cotonou

Les forces de sécurité publique ont récemment réalisé un exploit. En procédant à la saisie de près de 128 kilos de drogue au port de Cotonou. Explication.

La brigade spéciale du port de Cotonou, la douane-port et l’Office centrale de répression du trafic illicite de drogue et des précurseurs (Ocertid), trois forces de sécurité publique formant l’unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au port de Cotonou, ont du conjuguer leurs efforts pour venir à bout des trafiquants. En interceptant au Port autonome de Cotonou (Pac) au Bénin, près de 128 kilogrammes d’héroïne en provenance du Pakistan.

Pour la petite histoire, les trafiquants ont pris la peine de dissimuler cette importante quantité de drogue dans 586 cartons hermétiquement fermés et soigneusement et soigneusement stockés dans un conteneur depuis le 26 novembre 2012. Ainsi, la marchandise a pu traverser le Maroc avant d’échouer au port de Cotonou où le pot aux roses fut découvert grâce à la vigilance et à la perspicacité des forces de sécurité en service dans le domaine portuaire.

De sources dignes de foi, cet exploit a été rendu possible, grâce au professionnalisme des forces de sécurité publiques qui ont procédé avec beaucoup de patience, de tact et de doigté au cours des diverses opérations devant conduire à ce résultat satisfaisant, une fois les informations en leur possession. L’état de veille permanente des forces de sécurité ajouté au recours à des méthodes modernes et novatrices telle l’utilisation des chiens renifleurs, ont fini par dissuader les dealers et autres trafiquants qui par le passé, avaient pignon sur rue et jeté leur dévolu sur la destination Bénin pour en faire le passage obligé de leur sordide trafic. A cause de la vétusté et de l’inadéquation du mécanisme en place dans le temps. Mais comme le dit si bien l’adage, autre temps, autres mœurs.  Les trafiquants n’ont qu’à bien se tenir. Et ce n’est pas Dotou K. Barnabé qui nous démentirait. Loin s’en faut!

Cas non conforme

La semaine passée, suite à une intervention chirurgicale pratiquée sur un patient qui avait été transporté par les sapeurs pompiers à sa descente d’avion au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) de Cotonou, il a été découvert et extrait de son appareil digestif, des boulettes de drogue..Aussitôt alerté, l’Ocertid s’est rendu sur les lieux et a pu constater et récupérer des mains du professeur Abdoulaye Idrissou, le directeur du Cnhu, 69 gélules de drogue pesant 1,170 kilogrammes. Cette drogue a été mise sous scellée sur place après prélèvement aux fins d’analyse. Sur la base des renseignements contenus dans le passeport du suspect, il s’agit d’un citoyen béninois, nommé K. Dotou Barnabé, âgé de 56 ans et demeurant à Housa-Assiogbossa dans la commune d’Adjarra. L’intéressé revenait de Dar er Salam en Tanzanie via Nairobi à bord d’un vol de la Kenya Airways. Le procureur de la République est saisi du dossier et l’enquête suit son cours.

Des militaires béninois
Galerie

Des soldats béninois au Mali

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) s’active à procéder au déploiement de son contingent sur le terrain, pendant que l’armée française mène une offensive aérienne en règle contre les islamistes depuis les airs.

Des officiers supérieurs béninois

Le haut commandant militaire béninois sortant

L’opération militaire française commencée avant même la mise en place du contingent de la Cedeao a fait mouche. Et des voix s’accordent ici et ailleurs pour saluer cette initiative heureuse de François Hollande qui est sortie de sa réserve habituelle pour aller faire « le coup de feu » au Mali, comme au bon vieux temps de la Françafrique. Pendant que les Africains continuent par tergiverser sous l’arbre à palabres.

Le Bénin va envoyer quelque 300 soldats au Mali dans le cadre de la force africaine chargée d’aider Bamako à déloger les islamistes armés qui occupent le nord du pays depuis neuf mois, selon le chef d’état-major de l’armée béninoise, le contre-amiral Denis Houssou Gbessemehlan. «Environ 300 soldats béninois seront engagés aux côtés du bataillon du Togo, l’un des quatre bataillons retenus pour le déploiement au Mali », a déclaré le contre-amiral à l’issue d’un entretien avec le président béninois Boni Yayi, président de l’Union africaine (UA).

Quant au secrétaire d’État nigérian à la Défense, Olusola Obada, il a laissé entendre que son pays compte envoyer au front 600 militaires, soit 18, 18% de l’effectif.

Ce qui aux yeux des observateurs représente une portion congrue des 3300 militaires que la Cedeao compte déployer au Nord Mali pour combattre les combattants rebelles.

Le Nigeria n’enverra que 600 hommes, ce qui amène certains à s’interroger sur le poids de l’engagement des autres pays de la communauté dont la taille des armées peine à atteindre les 10.000 hommes. Entendu que,  sur un effectif de plus de 70.000 hommes le géant voisin de l’est n’enverra que six cent hommes au front, hélas ! Même si Abuja met également dans la balance un soutien logistique, dans certaines capitales, des langues se délient pour dénoncer ce manque d’enthousiasme. Qui ne saurait être expliquée par la seule menace Boko haram. Et pour cause.

Bon appétit
Galerie

Des lendemains de fête difficiles

Ils sont nombreux à ne pas reprendre le travail le 2 janvier dernier, bien que la journée ne soit chômée et payée comme à l’accoutumée, en de pareilles circonstances…

ambiance festive le jour du mariage

ambiance festive la veille et le jour du nouvel an

En dépit de la morosité économique ambiante, les Béninois ont fêté le nouvel an. Comme cela se doit. Une fois encore, le génie béninois a joué. Et le jeu de la solidarité nationale a prévalu également. En permettant aux plus nantis de voler au secours des populations démunies à travers des dons de vivres, de boissons, voire dans certains cas, des espèces sonnantes et trébuchantes pour que la fête ait lieu pour tout le monde. La suite on la connaît.

Les petits plats ont été mis dans les grands. L’alcool a coulé à flot partout dans la ville, dans les bars et autres débits de boissons. Des ripailles se sont déroulées en familles, entre amis et entre collègues. Tout comme si on voulait conjurer le mauvais sort, la mauvaise année que représentait 2012. Résultat : au lendemain de la célébration du nouvel an, beaucoup n’étaient pas encore remis des excès de la veille. D’où ce clair sombre observé au niveau de l’administration publique où certains travailleurs se sont carrément inscrits aux abonnés absents. Préférant prendre quelques jours de repos, histoire de reprendre des forces avant la reprise en début de semaine. Les plus malins sont allés jusqu’à solliciter des autorisations d’absence, des repos sanitaires à toutes fins utiles. Compromettant dangereusement les ambitions du président Boni Yayi qui a placé cette année nouvelle, sous le signe des sacrifices pour doubler le taux de croissance du pays en l’amenant au seuil honorable de 6% qui représente la moyenne dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Ce qui n’est pas gagné d’avance. Loin s’en faut !

 

Président Boni Yayi du Bénin
Galerie

Boni Yayi décidé à réviser la Constitution

vue partielle de l'assemblée nationale du Bénin

L’Assemblée nationale du Bénin, siège du parlement

Le président Boni Yayi du Bénin tient à la révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Et en a fait l’un des défis majeurs à relever en 2013. Envers et contre ses détracteurs qui voient dans cette ambition du numéro un béninois, des velléités pour briguer un troisième mandat, en jouant aux prolongations…

Boni Yayi, a récemment renouvelé son engagement de ne pas briguer un troisième mandat et de s’en tenir aux fondamentaux de la constitution béninoise que sont l’état de droit ; la démocratie libérale ; la forme républicaine de l’Etat ; le multipartisme intégral ; la nature présidentielle du régime ; la limitation du mandat du président de la République ; la limitation de l’âge des candidats à l’élection du Président de la République ; la laïcité de l’Etat, devant les institutions de la république et les corps constitués de l’Etat. Pour rassurer sur ses intentions, afin d’amorcer les réformes politiques et institutionnelles nécessaires pour sortir de la morosité économique et renouer avec une croissance économique raisonnable de l’ordre de 6%. Histoire de «renforcer la démocratie et asseoir un Etat de droit sur des bases saines et solides pour un développement économique plus soutenu ».

Mais l’opposition ne voit pas les choses de la même manière, persuadée que le « spécialiste du KO » prépare un autre coup. Et pourtant, la main sur le cœur, le pouvoir jure que, « ces réformes porteront uniquement sur la révision de la Constitution en vue d’introduire les modifications indispensables à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit à travers notamment la création et la constitutionnalisation de la Cour des comptes, l’imprescriptibilité des crimes économiques, la constitutionnalisation de la Cena pour améliorer la gouvernance électorale ; le projet de loi portant découpage territorial en vue du rapprochement de l’Administration des administrés, de la déconcentration des services de l’Etat et surtout de la création des espaces de développement à la base ; le projet de loi portant actualisation de la Lepi ; le projet de loi portant code électoral en cours d’examen à l’Assemblée nationale en vue de créer les conditions de transparence, d’équité et de crédibilité à nos consultations électorales ; du projet de  loi portant Charte des partis politiques et du système partisan en cours d’actualisation pour mettre fin à l’émiettement  des formations politiques et à la transhumance politique ; du projet de loi portant statut de l’opposition en vue de l’instauration d’un climat de dialogue politique dans le cadre d’une démocratie apaisée ; du projet de loi portant parité dans les fonctions électives et nominatives en vue de la participation des femmes au débat politique et à la gestion des affaires de l’Etat.

Les jours à venir, nous édifieront assez sur la suite à donner à ce vaste programme. Dans tous les cas, avec une majorité plus que confortable à l’Assemblée nationale, le pouvoir n’a pas de gros soucis à se faire de ce côté-là. Surtout que dernièrement, en dépit de quelques controverses, le budget de l’Etat exercice 2013 a été voté à 71 voix pour, 10 voix contre et une abstention.

Babylas25