Ramata Soré, met à nu les préjugés des médias occidentaux sur l’Afrique

Ramata Soré

Ramata Soré, journaliste burkinabé engagée

Ramata Soré, journaliste burkinabè engagée de renommée internationale, vient de réaliser un documentaire sur les préjugés des médias occidentaux sur l’Afrique, en revisitant l’édition 2010 de la coupe du monde en Afrique du Sud.

Le scepticisme des Occidentaux sur la capacité réelle de l’Afrique du Sud à organiser dans les règles de l’art et à bonne date en 2010, la Coupe du monde de football, avait alimenté la polémique en son temps. Mais in fine, au soir de la compétition, Joseph Blatter, président de la FIFA, avait remis les pendules à l’heure en reconnaissant le franc succès de la manifestation. Ce qui valu au pays de Nelson Mandela satisfecit et encouragements… Et pour cause !

Le documentaire « La Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud : Médias occidentaux et regards racistes sur l’Afrique » est en fait une récupération intelligente des stéréotypes et clichés véhiculés et divulgués par les médias occidentaux sur le continent noir. Dans ce documentaire, Ramata Soré décrypte les mots et les phrases que ces médias utilisent pour dépeindre l’homme noir. Loin de rester dans la position d’une victime, notre consœur nous invite à travers son film à la réflexion. Une réflexion qui se veut constructive, positive, voire engagée.

Dans son documentaire, Ramata Soré, journaliste burkinabè engagée, lauréate de plusieurs prix prestigieux, fait une récupération intelligente des stéréotypes et clichés véhiculés par les médias occidentaux sur le Noir, en construisant la trame de son film autour d’anciens articles publiés par des journaux américains (le New York Times, le Wall Street Journal…) et des articles récents publiés par des médias britanniques pour qualifier l’homme noir et sa capacité à appréhender son destin.

En somme, ce film livre l’information selon laquelle il est du devoir des Africains de combattre le racisme occidental et l’aliénation culturelle de l’Afrique. Aussi, sans préjugés, sans tabous, Ramata Soré revisite des concepts récurrents liés à l’esclavage et au colonialisme, pour montrer en définitive que les professionnels des médias africains doivent œuvrer à donner une meilleure image de l’Afrique, en évitant de prendre le raccourci de l’afro pessimisme, mieux, des théories négationnistes battues en brèche depuis des lustres.

Enracinement et consolidation de la liberté de presse et d’opinion

Sous les auspices de l’Institut Médias et Développement (Imd), Ramata a effectué une tournée de projection suivie de débats sur ce documentaire tournée sur fonds propres, au Bénin, au Togo et dans la sous-région pour recueillir la réaction des professionnels des médias et des cinéphiles. Une initiative hautement appréciée par les professionnels des médias qui ont reconnu l’originalité et la qualité du travail abattu.

Créé en 2006 et officiellement enregistré le 26 mai 2008, l’Institut Médias et Développement (Imd) est un organisme dont les objectifs visent entre autres à favoriser l’éclosion d’une presse de qualité au Bénin et en Afrique, à contribuer à la formation, au perfectionnement et à la spécialisation des professionnels des médias, à œuvrer à la valorisation de l’image du Bénin et de l’Afrique à travers les médias et à encourager les échanges culturels, la communication et le partenariat entre les professionnels des médias africains et d’ailleus. Elle s’est félicitée de cette heureuse initiative pour l’enracinement et la consolidation de la liberté de presse et d’opinion, à travers la tournée de débats et d’échange d’expériences de Ramata Soré.

Une consœur qui manifestement, a une carte de visite chargée : après une maîtrise en Sciences et techniques de l’information et de la communication à l’université de Ouagadougou au Burkina, en 2001, Ramata Soré fait son entrée dans le journalisme. D’abord comme stagiaire pigiste, puis comme journaliste à plein temps au bimensuel l’Evénement, où elle se fera vite remarquer par une production de qualité, riche et diversifiée, soucieuse des aspirations profondes du peuple. Journaliste engagée au parcours élogieux, en une décennie de présence dans une profession où les femmes se comptent sur le bout des doigts de la main, elle n’en finit pas de décrocher trophées d’excellence et prix prestigieux, établissant une réputation qui dépasse largement les limites des frontières de son Burkina natal.

Issue du département Communication et Journalisme de l’Université de Ouagadougou, en dehors de la Maîtrise en Sciences et techniques de l’information et de la communication, elle est également nantie d’un diplôme en Communication multimédia, d’un Dess en Environnement et développement durable. Depuis 3 ans elle poursuit des études de troisième cycle aux Etats-Unis.

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babylas25
Amateur de voyages, de grands reportages, inconditionnel des réseaux sociaux, le continent africain m'inspire tout particulièrement dans ma démarche journalistique. J'aspire à mieux comprendre les hommes et les structures qui les portent. Installé depuis quelques années à Johannesburg en Afrique du Sud, je me bats aux côtés de la diaspora africaine pour des lendemains meilleurs...

2 réflexions au sujet de « Ramata Soré, met à nu les préjugés des médias occidentaux sur l’Afrique »

  1. Ah, moi j’approuve les éloges rendus à ceux qui les méritent, de leur vivant! C’est déjà bien que tu déroges à la règle des décorations à titre posthume!. Où peut-on visualiser ou télécharger ce documentaire?
    Cordialement, Aphtal

    • Le documentaire est inscrit au FESPACO. Après le FESPACO, on pourra facilement le visualiser ou le télécharger via le net au besoin.
      De toutes les façons, je te tiendrai informé.
      Encore une fois, merci pour l’intérêt et à bientôt

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